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de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
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NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
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CONSTITUTION EUROPEENNE : pourquoi nous voterons NON lors du REFERENDUM

de : Reims
lundi 21 mars 2005 - 01h38 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires
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La constitution européenne va définir désormais, si le oui l’emporte, le cadre législatif dans lequel nous allons vivre, selon des « compétences exclusives » et « partagées ». Le texte qui nous est soumis aurait du être un texte court comportant des valeurs communes à l’ensemble de la société.

Ce qui n’est pas le cas du Traité Constitutionnel soumis au référendum :

Celui-ci, le savez vous, est en fait un traité de plus de 800 pages, divisé en 4 parties et annexes.

Malgré des formules qui peuvent sembler séduisantes, l’entrée en matière est abrupte :

Dans la 1ère partie, les personnes sont placées au même niveau que les marchandises, les services et les capitaux ; des pouvoirs énormes sont conférés à la Commission ; y est d’amblée défini comme objectif et comme valeur de l’Union Européenne (art. I-3.2 et 3) : « un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée » et où l’économie de marché doit être « hautement compétitive »

Les art. I-15.2 et I-18.1 accroissent la flexibilité en matière d’emploi.

Le principe du libéralisme est posé. Il va conditionner tout le reste avec pour conséquences le dumping social et fiscal, les délocalisations, la destruction des services publics, l’agriculture productiviste, l’aggravation de la précarité, des injustices, des inégalités.

La Banque Centrale Européenne ne fera l’objet d’aucun contrôle politique et démocratique (art. I-30.3). L’Union Européenne sera militairement inféodée à l’OTAN (art. I-41.3 et 7).

La 2ème partie est constituée de la Charte des Droits fondamentaux, présentée comme une avancée sociale. Or la Charte « ne modifie pas les tâches et compétences définies dans les autres parties de la Constitution » et des limitations à ces droits peuvent être apportées si elles sont jugées « nécessaires » (art. II.111 et 112). De plus :

les droits en question sont en recul par rapport à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à la Constitution française, entre autres, les citoyens divisés en catégories, des principes énoncés qui ne sont pas des droits (art.II-112.5).

Exemples : par l’article II-75, le droit à l’emploi est réduit au droit de travailler ; dans l’article II-95 et 96, le droit à la protection sociale est remplacé par un simple droit d’accès aux prestations.

Ne sont pas reconnus le droit au logement, à la retraite, aux allocations chômage - le droit au revenu garanti - le droit de grève etc. Des manques déjà soulignés par les citoyens lors du sommet de Nice.

La 3ème partie décline concrètement ces choix en 322 articles : fonctionnement du marché intérieur, politique monétaire, orientations économiques.

Ce qu’il convient de retenir entre autres, figure aux articles suivants :

Les art. III-130.2 et III-133 affirment la libre circulation des personnes et des services, des marchandises, des capitaux et des travailleurs :

Les entreprises pourront exploiter une main d’ouvre rendue « docile ». Le chantage à l’emploi va être renforcé. Seuls les profits financiers compteront. Idem art.III-157.3 (pas de taxation des transactions possible).

L’art. I1I-137 permet et consacre la liberté d’établissement des entreprises, des agences, des succursales, des filiales, selon la législation en vigueur dans le pays choisi sur le territoire européen. Autrement dit, une société française qui délocalise son entreprise en Pologne, en Russie par exemple pourra employer des salariés suivant la législation et les salaires en vigueur dans ces pays.

Nos salaires et acquis sociaux sont en danger.

les Services publics : Leur dépérissement est inscrit dans le Traité Constitutionnel : les services publics sont soumis aux règles de la concurrence (art III-166). C’est la Commission qui est juge des dérogations possibles.

Art. II-96 : le terme de « service public » (service payé par la collectivité par le biais de l’impôt) est remplacé par « service d’intérêt économique général » (service payé par l’usager).

L’art. III-167 exclut toute possibilité de financement public des missions d ’intérêt général (sauf les transports).

Les discriminations :

Les discriminations fondées sur le sexe, l’age, le handicap, la race, etc. sont bien interdites, l’art. III-124 est censé en régler l’application : « le Conseil peut établir les mesures nécessaires pour les combattre » mais il faudra l’unanimité pour les adopter, autant dire qu’elles ne sont pas prêtes d’être appliquées !. (un exemple parmi d’autres) La fiscalité :

Aucune harmonisation fiscale n’est prévue (art. III-170 et suivants) : le capital a toujours de beaux jours devant lui, la spéculation financière avec lui. La démocratie : Pouvoirs énormes de la Commission au détriment du Parlement (élu au suffrage universel) -art.I-26 - Le parlement n’a qu’un pouvoir limité, il vote les lois mais dans certains domaines et avec le Conseil. La Commission se voit attribuer des pouvoirs législatifs (initiative des lois), exécutifs (coordination, gestion, représentation) et judiciaires Le principe de séparation des pouvoirs est ignoré. Pas de référence non plus à la laïcité ou à la séparation des Églises et des États. Et le citoyen européen quels pouvoirs a t-il ? Certes celui d’élire ses représentants. Sous certaines conditions, (art.I-47.4) si un million de citoyens le demande, une proposition de loi peut-être examinée : difficile, de plus la commission a un pouvoir de blocage et la loi ou la modification devra être ratifiée par tous les États membres.

La 4ème partie fige l’ensemble puisqu’il faudra l’unanimité des États (actuellement 25) pour modifier le moindre article (art.IV-443) autant dire jamais !

REFERENDUM du 29 mai 2005 :

VOTE OUI ou ABSTENTION

A défaut d’un million de signatures, de l’approbation de la Commission, de l ’unanimité des Etats membres

 On grave dans le marbre ce qui devrait relever du débat public, du choix et des intérêts des citoyens.
 On se ferme toute possibilité de construire une Europe qui garantisse des droits sociaux élevés pour ses habitants.
 On empêche toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des États membres.
 On privilégie le capital, les délocalisations, la précarité. « La concurrence sera libre et non faussée ». Mais à quels prix et sacrifices pour ses habitants ? L’être humain, nos vies, deviennent une marchandise !

VOTE NON

Rien ne sera figé. C’est le traité actuel qui reste en vigueur (jusque 2009). Nous aurons 5 ans pour refaire une constitution comportant de réelles avancées.

 On se donne des moyens pour que l’Europe, celles des peuples, garantisse les mêmes droits pour tous.

 On évite cette Europe mercantile où seuls les intérêts économiques comptent. Intérêts synonymes de surproduction, de mal bouffe, de pollution, de désertification.

 On balaie la directive Bolkestein sur les services.

 Alors, pas d’hésitation, si nous voulons avoir des chances de construire ensemble une Europe démocratique, sociale et solidaire, votons Non !

AC ! (agir ensemble contre le chômage) Reims, ATTAC-Reims, Collectif face au G8, Reims Emploi Solidarité, Confédération paysanne Champagne-Ardenne.


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Commentaires de l'article
> CONSTITUTION EUROPEENNE : pourquoi nous voterons NON lors du REFERENDUM
21 mars 2005 - 20h23

Bien votre article, mais plus encore...

J’ai 35 an et je vais voter pour la première fois de ma vie, un NON ferme et efficace, un coup de poing dans la tronche des bandits qui gerent notre pays comme les caids gèrent leur cités. Issu d’une banlieue parisienne (9 Cub), j’était censé devenir un traficant ou un Rmist à vie, or j’ai bossé dure jusq’a aujourd’hui et j’ai vu les "affaires" de droite comme de gauche passer sous l’oeuil indulgent des juges d’instructions pendant que certains de mes amis, moins passient, ou moins philosophe que moi finissaient derriere les barreaux pour des pecadilles.
Je me fout que se soit pour ou contre l’europe, c’est juste pour mettre un doigt à un maximum d’hommes politiques français en une seul fois, une manière de leur déclarer ma guerre sans verser dans le FN. Un grand Merde nourrit de trente ans de sentiment d’injustice, de dégout de cette sociétée égoiste et mercantile.
Alors pour une fois que le masque tombe et que la droite et la gauche se présentent franchement sous la même banière, je vais pas me gratter pour leur envoyer mon bulletin de vote dans la tronche. Tchek à tous les rebelles



> CONSTITUTION EUROPEENNE : pourquoi nous voterons NON lors du REFERENDUM
29 mars 2005 - 21h58 - Posté par

C’est "non" pour moi aussi... ainsi que toute la famille et les amis !
Ma réponse est là : Rubrique ALERTE ROUGE dans http://www.randophoto.com
Denis.


> CONSTITUTION EUROPEENNE : pourquoi nous voterons NON lors du REFERENDUM
29 mars 2005 - 22h03 - Posté par

C’est "non" pour moi aussi... ainsi que toute la famille et les amis !
Ma réponse est là : Rubrique ALERTE ROUGE dans http://www.randophoto.com

Denis


> CONSTITUTION EUROPEENNE : pourquoi nous voterons NON lors du REFERENDUM
12 avril 2005 - 15h20

Pour y voir plus clair 2 analyses de la Constitution Européenne qui montrent pourquoi il faut absolument voter "non" :

http://www.france.attac.org/a4337

http://www.politis.fr/article1083.html







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