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Primaires italiennes - Fausto Bertinotti : JE VEUX... sortir du déclin (10)

de : Fausto Bertinotti
mercredi 12 octobre 2005 - 12h40 - Signaler aux modérateurs
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de Fausto Bertinotti traduit de l’italien par karl&rosa

Le cas de l’Italie prend place dans le cadre de l’échec du néo-libéralisme, avec ses spécificités. La crise est vécue dans notre pays d’une manière plus aiguë parce qu’on s’est entêté plus radicalement et plus durement dans une recette de politique économique dont l’ axe stratégique était la réduction du coût du travail comme élément de fond pour la compétition internationale. Au contraire, ce qui ’est produit est une crise si profonde qu’elle a revêtu le caractère d’une récession.

C’est la faillite complète des classes dirigeantes, non seulement des classes politiques mais de celles qui ont eu en main les rênes des pouvoirs économiques : les pouvoirs traditionnels et les grandes familles du capitalisme italien, protégés et favorisés dans leur croissance par les choix du gouvernement qu’ils ont presque toujours orientés et, souvent, dictés.

Le capitalisme italien, tandis qu’il tirait à boulets rouges contre toute forme de rôle public dans l’économie, insistait obstinément sur la nécessité d’éliminer "les grandes et les petites contraintes" du contrôle étatique et du pouvoir de conditionnement des syndicats des travailleurs, qu’il invoquait les privatisations et, souvent, qu’il pontifiait sur l’inadéquation du système de gouvernement trop conditionné par les égoïsmes de parti, prospérait précisément grâce aux facilitations, aux financements, aux contributions publiques et engageait avec le pouvoir politique des gouvernements des relations lobbyistes, débordant souvent sur le financement illicite et la corruption.

On peut donc proposer à nouveau l’expression de l’échec de la "race des patrons", désormais sans idée ni perspective, incapable de donner des réponses aux problèmes dramatiques de ce nouveau siècle, victime, comme l’apprenti sorcier, des dégâts qu’elle a provoqués, elle-même. Dans ce vide, les rentiers, avec leur capitalisme régressif, sont devenus des protagonistes.

Ainsi a pris corps un capitalisme cannibale qui, ayant perdu le grand défi de la globalisation et de l’internationalisation des marchés, se dévore lui-même dans une guerre intestine pour se partager les dépouilles d’un système économique de plus en plus spéculatif et financiarisé. Les alliances entre les pouvoirs se décomposent et se recomposent, les cordées peuvent déambuler telles des voiliers pirates à l’abordage des grandes flottes peu sûres, des empires économiques qui semblaient solides peuvent être balayés, victimes de cette spéculation financière qu’ils avaient choisie comme élément stratégique de leur propre enrichissement.

Le système du crédit, la Banque Centrale elle-même et le système des partis ne sont pas externes mais, trop souvent internes à cette logique pervertie.

Du point de vue du modèle économique et social, la tentative de transformer l’Italie en un "Grand Nord Est" , considéré comme le modèle gagnant dans le grand défi de l’internationalisation des marchés, a échoué.

Comme il est désormais impossible d’utiliser la dévaluation, le capitalisme italien a fondé sur la réduction du coût du travail le moloch auquel confier la tâche de relever le défi de la globalisation. Réduction des salaires, affaiblissement de l’état social et des droits du travail ont été poursuivis avec une grande détermination comme les instruments qui auraient permis de l’emporter. En même temps, par les privatisations, on a choisi d’exclure toute forme d’intervention publique pour orienter les grands choix de politique industrielle et de développement.

On a dénoncé, spécialement lors de ces dernières années, la grave régression dans notre pays de la recherche et de l’innovation, ce n’est pas le fruit d’un destin mais le résultat de ces choix.

Il faut donc changer radicalement de route.

Une nouvelle politique économique signifie en premier lieu redessiner un nouvel espace public d’orientation d’intervention et de contrôle sur le développement économique du Pays.

Cela veut dire modifier structurellement le pacte de stabilité européen : choisir de nouveaux critères de convergence qui favorisent la qualité d’une économie qui soit socialement équitable et écologiquement soutenable.

C’est par ce chemin que passe la capacité d’identifier certains nœuds de fond et axes sur lesquels investir avec des ressources publiques en direction de la recherche, de la qualité, de l’innovation.

Cela veut dire avoir une idée de notre Pays et de la vocation de son territoire, de la richesse des productions agricoles, de leur qualité, de la valorisation de la primauté culturelle et environnementale que l’Italie peut faire valoir.

Cela veut dire penser à interrompre la logique des primes en cascades aux entreprises et, au contraire, orienter les ressources publiques en investissements dans des secteurs stratégiques, aussi de production manufacturière et industrielle, liés à l’épargne énergétique, aux transports publics, aux technologies les plus avancées.

Il nous faut une croissance des salaires vers les niveaux des principaux pays européens, un système de protection sociale et de droits solide, une instruction publique de masse et de qualité sont aussi fonctionnels pour l’affirmation d’une autre idée de développement de ce pays, pour l’augmentation de la demande interne mais surtout pour la production de savoirs et de travaux riches.

Rifondazione Comunista Parigi (Bellaciao)
Refondation Communiste Paris (Bellaciao)

Pour plus d’info, écrire ici : bellaciaoparis@yahoo.fr

Primaires italiennes


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