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CALEB McCARRY : L’élu de Bush pour Cuba a été l’artisan du désastre haïtien

de : Jean-Guy Allard
dimanche 30 octobre 2005 - 20h23 - Signaler aux modérateurs

de JEAN-GUY ALLARD

EN ayant recours à d’ex-militaires, à des sbires et des délinquants pour déstabiliser Jean-Bertrand Aristide, Caleb McCarry a été l’artisan de la situation actuelle des droits de l’homme dans ce pays des Caraïbes, qualifiée de « catastrophique » par l’ONU. L’ex-fonctionnaire du parti Républicain, lié aux services de renseignement nord-américains, est celui qu’a choisi George W. Bush pour mettre à exécution le dernier plan d’annexion de Cuba mis de l’avant par l’Administration et la mafia de Miami.

Des fonctionnaires de la Mission de stabilisation des Nations Unies à Haïti ont qualifié récemment de « catastrophique » la situation des droits de l’homme dans cette île antillaise, selon ANSA. « Il y a des violations graves et répétées. Des exécutions sommaires, des tortures et des arrestations arbitraires sont commises par la police ou avec son consentement », a affirmé en conférence de presse Thierry Fagart, avocat de la section des droits de l’homme de l’ONU à Port-au-Prince.

Caleb McCarry, le proconsul désigné par l’Administration Bush pour tenter de provoquer l’annexion de Cuba, appartient à une mafia de politiciens et fonctionnaires nord-américains qui a provoqué l’enlèvement et la grotesque éviction du président Jean-Bertrand Aristide de Haïti, à l’insu du Département d’Etat et avec la bénédiction du clan Bush.

McCarry et ses amis ont mené leur complot en utilisant un activiste politique lié aux Duvalier et une troupe de mercenaires et de délinquants, dans une opération sale gérée par les cercles d’extrême droite les plus fanatiques du parti Républicain.

Dans un article intitulé ‘The other regime change’ (L’autre changement de régime) publié en juillet 2004 par le site web salon.com, le journaliste nord-américain Max Blumenthal révèle comment l’International Republican Institute (IRI), une « fondation politique sans but lucratif », fortement subventionnée par la USAID et représentée dans l’île infortunée par Stanley Lucas, a dirigé l’opération anti-Aristide. Dans cette besogne, l’IRI a reçu l’appui inconditionnel d’un noyau d’extrême droite du parti Républicain étroitement lié à George W. Bush dans lequel Caleb McCarry semble jouer le rôle clé.

La famille de Lucas est célèbre à Haïti pour un massacre de paysans que ses cousins, Léonard et Rémy, ont organisé en 1987. Une bande de délinquants armés de machettes a alors tué 250 petits agriculteurs qui réclamaient une redistribution des terres de leur domaine. À ce même moment, Lucas entraînait des militaires pour des actions anti-insurrection.

Selon Blumenthal, Lucas, un ex-champion de judo au profil de playboy, originaire d’une famille riche identifiée aux Duvalier dont le régime assassin a dominé à Haïti durant des décennies, est la version haïtienne du collaborateur irakien Ahmed Chalabi.

Tandis que Colin Powell cherchait à conserver envers Haïti une ligne politique modérée conçue sous Clinton, Caleb McCarry, « un fonctionnaire anti-Aristide du Comité des relations extérieures de la Chambre » et une délégation de Républicains se sont réunis en République dominicaine avec Convergence, l’alliance anti-Aristide, qui a ensuite manifesté une ligne divergente de celle du Département d’État. Convergence a reçu de l’IRI environ deux millions de dollars de l’IRI entre 1998 et 2002, a confessé au journaliste un porte-parole.

Selon un ex-fonctionnaire du Département d’État, McCarry et Lucas ont travaillé « coudes à main » pour établir le financement nord-américain de l’« opposition » qu’ils fabriquaient.

Lucas s’est consacré à préparer personnellement les opposants à Aristide par des cours qu’il a intitulés « Démocratie 101 ». Parmi les invités à ces sessions d’entraînement, ont fait leur apparition plusieurs membres de CREDDO, le groupe politique du général Prosper Avril qui a dirigé Haïti de 1988 à 1990 « instaurant l’état de siège et torturant ses opposants ».

Quand, en février 2004, le mercenaire Guy Philippe - un ex-chef de police ami d’enfance de Lucas - capture Cap-Haïtien avec 200 « insurgés », dont de nombreux assassins, délinquants et ex-sbires de régimes antérieurs, et menace Port-au-Prince tandis que la police nationale fuit, des représentants de l’ambassade nord-américaine présentent à Aristide l’alternative de demeurer dans la capitale sans protection, face à des bandes de criminels amis de Lucas ou de monter dans un avion fourni par Washington qui le conduirait en Afrique.

Parmi les « combattants de la liberté », comme les appellera Roger Noriega, se trouvent Louis Joyel Chamblain, un chef paramilitaire de sinistre réputation, et Emmanuel « Toto » Constant qui confessera plus tard ses liens avec la CIA.

DEMOCRATIE, VERSION McCARRY

Une compilation d’articles de la presse officielle nord-américaine réalisée récemment par l’enquêteur canadien Aaron Mate, et publiée par le site web Znet.org, énumère une longue série d’incidents violents survenus au cours des derniers mois qui montre clairement diverses caractéristiques de la démocratie instaurée à Haïti grâce à Caleb McCarry et ses complices.

Le premier mars 2005, le Miami Herald rapportait comment le jour précédent, la police haïtienne avait ouvert le feu sur une marche de 2 000 manifestants pacifiques, à Port-au-Prince, tuant deux personnes et en blessant plusieurs autres. La protestation commémorait le coup d’Etat contre Aristide survenu l’année précédente.

Le 24 mars suivant, AP décrivait comment la police avait tiré de nouveau contre des manifestants dans la capitale, tuant une personne. « Des reporters de Associated Press ont vu des officiers de police tirant en l’air et vers les manifestants », précisait la dépêche.

Le 27 avril, pour la troisième fois, la police a ouvert le feu contre des manifestants qui exigeaient la libération de partisans d’Aristide, tuant cinq d’entre eux, rapportait alors AP.

Le 5 juin, l’agence britannique Reuters annonçait que « jusqu’à 25 personnes ont été assassinées dans des raids de la police, vendredi et samedi, dans des bidonvilles de la capitale de Haïti », selon des « employés de la morgue et des témoins ». Un des témoins, Ronald Macillon, a raconté que les policiers « ont tué beaucoup de gens et incendié les maisons ».

Une autre dépêche de Reuters, datée du 15 juillet, rapportait comment « des groupes d’opposition et de résidents de bidonvilles racontent que des douzaines de personnes innocentes ont été exécutées durant des raids de troupes de l’ONU et la police haïtienne ». Renan Hedouville, dirigeant du Comité d’avocats pour les libertés individuels, connus sous le sigle CARLI, un groupe très respecté pour le sérieux de ses interventions, précisait que parmi les victimes se trouvaient des enfants et des personnes âgées des quartiers Bel Air et Cité Soleil.

Le premier septembre, le Herald rapportait un autre massacre mené dans la localité de Martissant le 20 août « au milieu d’un matche de football » par des « policiers avec des fusils d’assaut et des masques noirs ».

« L’attaque a fait au moins six morts et a provoqué des préoccupations parmi les officiers de l’ONU qui essaient de stabiliser cette ville sans loi où des policiers qui travaillaient avec les bandes guidées par un politicien inconnu, menaient une opération de nettoyage avant les élections de novembre ».

Le 30 août, le Washington Times a précisé que des témoins du massacre « ont dit qu’ils ont reconnu quelques civils armés de machettes comme étant des ‘attachés’, c’est à dire des criminels locaux dont on dit qu’ils sont des informateurs et des assassins payés par la police ».

L’ELU DE BUSH, RICE, MARTINEZ ET DIAZ-BALART

Aristide a été séquestré le 28 février 2004 par des forces spéciales nord-américaines et expulsé de son propre pays. Blumenthal raconte dans son article comment Condoleezza Rice a réveillé George W. Bush au milieu de la nuit pour annoncer la nouvelle du « triomphe » nord-américain dans le pays le plus pauvre de l’hémisphère.

Le 29 juillet 2005, Condoleezza Rice, nommée entre-temps secrétaire d’État, annonçait la désignation de McCarry pour « diriger la Commission d’aide à une Cuba libre » et répéter à Cuba ce qui a été expérimenté à Haïti.

La cérémonie de nomination de McCarry a eu lieu au Salon des traités de l’édifice Harry S. Truman au Département d’Etat, en présence de deux éminents membres de la mafia de Miami, le sénateur Mel Martinez, mentor du Cuban Liberty Council, dont les membres se distinguent pour leurs liens avec le terroriste international Luis Posada Carriles, et Lincoln Diaz-Balart, le congressiste furibond qui se vante de ses relations privilégiées avec les cercles les plus fanatiques de la Floride du sud.

http://www.granma.cu/frances/2005/o...


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