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Europe : quelle gauche de transformation sociale ?


de : Prague
mercredi 28 novembre 2007 - 13h52 - Signaler aux modérateurs
2 commentaires

Rappel des faits

Alors que la gauche française, encore sous le choc des défaites du printemps dernier, doute et cherche les chemins d’une reconstruction, outre- Rhin la fondation d’un nouveau parti de gauche, Die Linke, né du rassemblement entre ex-communistes déçus de la social-démocratie et syndicalistes, nourrit l’espoir de voir émerger une force à même de bousculer l’échiquier politique allemand et de favoriser l’émergence d’une alternative au libéralisme. En Italie, alors que les choix de Romano Prodi en matière de politique économique et sociale pourraient menacer la fragile coalition de centre gauche à laquelle participent les communistes, la recomposition politique est en marche.

La mutation des formations du centre gauche en parti du centre (tout court), le Parti démocrate, pousse les forces de progrès et de gauche alternative à faire cause commune, avec la perspective d’une refonte aux contours encore mal définis. Autant d’expériences qui, par-delà des contextes, des traditions et des systèmes politiques différents, entrent en résonance avec les interrogations qui traversent toute la gauche française. La révolution néoconservatrice amorcée dans les années 1980 a-t-elle annihilé l’idée de progrès sur l’Ancien Continent ? L’hégémonie culturelle estelle désormais du côté du libéralisme ?

La gauche au pouvoir est-elle condamnée à décevoir ? Comment recréer (ou lui rendre vigueur) le lien fondamental qui devrait unir la gauche et les classes populaires, la gauche et les mouvements sociaux ? Les formes d’organisation dont s’est dotée la gauche au XXe siècle sont-elles désormais caduques ? Vingt ans après la chute du mur de Berlin, la gauche de transformation sociale, en Europe, se confronte à ces questions. Pour débattre de l’avenir de cette gauche et des défis qu’elle doit relever, l’Humanité a invité Lothar Bisky (coprésident de Die Linke), Fausto Bertinotti (président de la Chambre des députés italienne, qui intervenait au titre de président du Parti de la gauche européenne) et Francis Wurtz (président du groupe GUE-GVN au Parlement européen). Pages réalisées par Rosa Moussaoui

« L’expérience Die Linke bouscule toute la vie politique allemande »

Par Lothar Bisky, coprésident du nouveau parti de gauche allemand.

« Je voudrais revenir sur l’année 2003, l’année de naissance du nouveau parti de gauche en Allemagne. Cette année-là, le SPD a perdu les élections régionales en Rhénanie- Westphalie, l’un de ses bastions. Cet échec a entraîné la chute du gouvernement Schröder, et provoqué la dissolution du Bundestag. Lors de ces mêmes élections régionales, le PDS, après un combat électoral où se sont investis les militants, a recueilli 0,9% des voix. C’était une nouvelle preuve de l’incapacité de ce parti à s’implanter à l’Ouest, en dépit de son influence importante à l’Est. À côté du PDS, dans ces élections en Rhénanie, concourait un autre parti de gauche, l’Alternative électorale pour la justice sociale (WASG). Cette nouvelle formation, lancée par des syndicalistes et des déçus de la social-démocratie, a obtenu un score légèrement supérieur à celui du PDS, mas n’a pas non plus passé la barre des 5%. Nous nous sommes alors interrogés.

Le Bundestag était dissous. Devions- nous nous présenter séparément aux législatives, avec la certitude d’obtenir, chacun de son côté, un score médiocre ? Ou alors, devions-nous nous présenter ensemble ? Heureusement, nous avons décidé d’y aller ensemble. Nous avons établi un programme électoral, et nous avons mené cette campagne. Au final, au plan national, cette alliance a obtenu plus de 8% des voix, et 54 députés. Ce score a surpris tout le monde, nous les premiers. C’était donc une réussite. C’est alors que nous avons promis aux électrices et aux électeurs d’essayer de construire un nouveau parti de gauche. Ce processus, entamé en 2003, s’est achevé il y a trois mois, le 16 juin 2007. Le parti a été fondé. Nous avons mené à bien cette tâche de fusion. Nous avons respecté le délai que nous nous étions fixé. Il n’était pas question d’attendre encore dix ans pour faire quelque chose. D’ici là, nous aurions sans doute disparu. Désormais nous vivons une expérience tout à fait nouvelle.

Il est assez peu habituel qu’un parti gagne autant en étant dans l’opposition. Les sondages nous créditent régulièrement d’un score dépassant les 10 %. Les adhésions à Die Linke affluent. Nous vivons donc une période de croissance à laquelle nous ne nous attendions pas. Évidemment, nous ne nous sommes pas mis d’accord sur tout. Mais nous avons convergé sur des points fondamentaux qui ont permis la fusion des deux formations. Et, sur la plupart de ces points, nous rejoignons l’opinion de la majorité des Allemands. Cela ne signifie pas que cette majorité va voter pour nous. Mais il est tout de même satisfaisant de voir qu’une majorité de nos concitoyens approuvent nos positions. Par exemple, nous réclamons un salaire minimum. En Allemagne, cela n’existe pas. Nous voulons qu’il soit au moins au niveau de celui de la France. C’est l’un des moyens de contrer l’inacceptable politique de bas salaires. Nous étions le seul parti à formuler cette revendication mais, depuis peu, le SPD la reprend. Nous exigeons également le retrait du projet de loi qui fixerait l’âge du départ à la retraite à soixante-sept ans. En Allemagne, selon les statistiques officielles, 2,5 millions d’enfants vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

Nous exigeons un programme de suppression de la pauvreté infantile. Nous sommes contre l’usage de moyens militaires pour régler les problèmes politiques. Nous nous prononçons pour le retrait des troupes allemandes d’Afghanistan. Nous exigeons la tenue d’un référendum sur le nouveau traité européen, prétendument « simplifié ». Sur bien d’autres revendications, nous rejoignons la gauche française. Ce qui est nouveau, en Allemagne, c’est que nous avons fait éclater le système traditionnel en faisant irruption comme une force politique stable et durable. Nous avons créé une situation nouvelle en Allemagne. Cela produit des effets sur toute la vie politique. Hier, les Verts, réunis en congrès, ont adopté les positions de leur aile gauche. Certains, au SPD, réclament eux aussi un coup de barre à gauche. Si l’on en croit les sondages, aux prochaines élections (législatives et européennes), nous pouvons obtenir un score à deux chiffres.

La nouvelle gauche, Die Linke, en Allemagne, est un parti internationaliste. Nous savons que nous vivons dans un même monde. Nous n’oublions pas non plus que nos succès, nous les devons aussi à la solidarité des partis d’Europe qui nous ont aidés. Je pense particulièrement au Parti communiste français, qui a soutenu le PDS au moment où celui-ci était très isolé. Nous sommes en faveur d’une politique alternative pour construire l’Europe, pour reconstruire le monde. C’est pour cela que nous sommes très actifs au sein du Parti de la gauche européenne. Nous continuerons, nous amplifierons notre action au sein de ce parti. Mieux vaut être ensemble pour parvenir à des résultats. Chacun de notre côté, nous n’arriverons à rien. C’est l’expérience que nous avons faite chez nous. Cela vaut aussi pour l’Europe. »

« Faire émerger un sujet unitaire et pluriel »

Par Fausto Bertinotti, président du Parti de la gauche européenne et président de la Chambre des députés italienne.

« La gauche, en Europe, se trouve aujourd’hui devant le défi sans doute le plus difficile de son histoire : celui de son existence politique. Il ne s’agit pas seulement du risque de la défaite, de la réduction provisoire de sa force. Cette fois-ci, l’urgence d’une réponse est catégorique. Nous devons courir, en même temps que nous cherchons notre chemin. Si nous devions ne pas trouver ce chemin, les conséquences seraient dramatiques. Avec l’héritage du mouvement ouvrier du XXe siècle, c’est la politique même qui disparaîtrait. Le discours sur l’égalité, la critique structurelle du capitalisme et du modèle patriarcal, l’idée de la liberté comme libération préconisée par Marx… Tout cela a permis à la politique même, au siècle dernier, d’atteindre son point culminant : l’objectif d’une transformation radicale de la société et d’une démocratie avancée. La défaite du XXe siècle a durement frappé cette politique.Aujourd’hui, il existe un risque réel, en Europe, que cette politique meurt. Si cela devait advenir, ce serait la politique elle-même qui serait condamnée. Le capitalisme de notre époque, celui de la mondialisation, est une forme sans précédent d’exploitation de l’être humain, de la nature, des connaissances.

C’est le capitalisme de la colonisation du corps et de l’esprit, un capitalisme totalisant. Les classes sociales, la personne et la nature, et avec elles la démocratie, dans cette perspective, sont réduites à de simples variables d’ajustement. Les conséquences sociales, comme à l’échelle des civilisations, sont alarmantes. Le précariat engloutit les conquêtes de civilisation acquises en un demi-siècle par le monde du travail. La perspective de vie de toute une génération est bloquée. Les inégalités se creusent, deviennent structurelles, jusqu’à se transformer en moteur de notre société contemporaine. Face à ces évolutions, une alternative de société est nécessaire et possible. Mais elle ne pourra émerger spontanément. Des forces puissantes oeuvrent pour empêcher sa construction. Voilà la véritable nouveauté de cette phase : la formation d’une hypothèse a-démocratique, de domination. Ce sont les bases même de la dialectique politique de la modernité qui sont dissoutes : la différenciation entre la droite et la gauche s’efface, l’entreprise devient le centre de l’intérêt général, et tout ce qui oeuvre à la passivité politique, sociale et culturelle des masses devient un instrument privilégié de la stabilité.

Le risque, dans un tel contexte, c’est l’absence de la gauche. Avec, d’un côté, une gauche désormais sans classe propre mais avec un électorat, en fait un centre gauche qui ressemble de plus en plus à un nouveau centre. Et, de l’autre côté, des gauches divisées, à la recherche de leurs bases de classe, mais sans électorat, c’est-à-dire sans consensus politique de masse autour de leur projet. L’enjeu, le devoir prioritaire en Italie et en Europe tient dans la « L’expérience Die Linke bouscule toute la vie politique allemande » Par Lothar Bisky, coprésident du nouveau parti de gauche allemand. « Nous avons fait éclater le système traditionnel en faisant irruption comme une force politique stable et durable. » lutte contre l’uniformisation, dans la nécessité absolue de ne pas abandonner la partie, de préserver l’espace politique de transformation, d’alimenter la vitalité d’une proposition alternative. Aujourd’hui, en Italie, se présente une nouvelle possibilité- nécessité : la chance de l’unité pour toutes les forces de la gauche alternative. Cette opportunité a été saisie avec succès par les camarades allemands avec la construction d’un nouveau sujet politique, Die Linke.

Mais la gauche, aujourd’hui, en Europe, doit aussi résoudre la question de son rapport au gouvernement, et celle de son lien avec les classes populaires. Quand les gauches sont dans l’opposition, et que se présente un adversaire menaçant, le vote ouvrier et populaire se replace à gauche. Mais lorsque la gauche est au pouvoir, la désaffection se fait jour entre l’électorat populaire et le système politique tout entier. Le vote de ces catégories sociales oscille dès lors entre l’abstention et la protestation. Si l’on ne réussit pas à stopper, dans son fondement, cette tendance, la fracture entre la représentation politique et les mouvements se figera. Cela menacerait l’existence même de la gauche. Comment changer cette situation à laquelle se heurte la gauche alternative ? En premier lieu, par la construction d’une masse critique, à même de faire face à ces défis. Sans une subjectivité unitaire et plurielle de l’ensemble de la gauche alternative, il sera impossible de rassembler la masse critique nécessaire.

Il est temps que les rivières se jettent dans le lac, car l’américanisation de la politique en Europe est devenue un risque majeur. La proposition que nous formulons en Italie est celle d’une constituante du sujet unitaire et pluriel de la gauche alternative. Le gouvernement, dans ce cadre-là, est une variable dépendante dans le futur de la gauche alternative. C’est un choix qu’il faut faire quand il est nécessaire dans un pays et quand se présente la possibilité d’investir dans un projet de réforme de la société. Le rapport entre la politique de changement et les mouvements, en revanche, est une variable indépendante. La recherche d’un tel rapport est le nerf de toute politique de transformation de la société. Enfin, l’Europe est la dimension absolument nécessaire pour surmonter avec succès cette nouvelle épreuve pour la gauche. Parce qu’il est indispensable de bâtir l’Europe dont le monde a besoin pour conquérir la paix, contre la guerre impériale et le terrorisme, et dont les peuples d’Europe ont besoin pour construire leur avenir. Une Europe radicalement différente de l’Europe actuelle, une Europe pour les peuples. La gauche doit engager une grande bataille pour redonner à tous, en particulier à la nouvelle génération, la perspective de la création, en Europe, du socialisme du XXIe siècle. »

« Les nouvelles idées peinent à émerger »

Par Francis Wurtz, président du groupe GUE-GVN au Parlement européen.

« Lothar Bisky nous fait part ici d’une expérience passionnante, que nous suivons avec beaucoup d’attention et d’intérêt. C’est un message d’espoir. En même temps, cela ne dément pas le diagnostic global de Fausto Bertinotti sur le défi le plus difficile que la gauche ait eu à relever. Le combat pour l’émancipation humaine a commencé bien avant nous. Il continuera bien après nous. Il a toujours traversé des périodes plus ou moins longues de crise. Dans ces momentslà, les anciennes idées ne suffisent plus, et les nouvelles idées peinent à émerger. Nous sommes dans une telle période. Il faut le reconnaître. Il y a dans ces périodes des moments de rupture qui révèlent l’exigence de changement, de nouvelles réponses. L’une de ces ruptures, dont nous ne devons pas sous-estimer l’effet, s’est produite avec la chute du mur de Berlin. Avec cet événement, le communisme du XXe siècle est devenu caduc, de même que le capitalisme du XXe siècle a tourné la page.

C’est une dialectique. Avec cette rupture, ce sont les conditions d’ensemble du combat transformateur qui ont changé, qui ont basculé jusque dans les esprits. Avant cet événement, il existait une solution de rechange au capitalisme. On pouvait l’aimer ou la haïr, mais elle existait dans les esprits. On raisonnait en fonction d’une situation où il y avait le capitalisme, et autre chose. Cette rupture a nourri, dans un premier temps, une formidable illusion : celle de la « fin de l’histoire ». On voit, aujourd’hui, ce qu’il est advenu de cette illusion. La recherche d’une autre perspective demeure bien vivante. Cela nous interpelle. Dans cette situation, nous, militantes et militants des forces de transformation sociale, devons faire montre de détermination. Détermination à tout faire pour trouver des idées neuves, sans jamais se fermer, a priori, à aucune piste de recherche. Nous devons aussi faire preuve d’humilité, de modestie, ne pas croire qu’existerait une réponse clés en main à nos problèmes. Il n’y a pas de prêt-à-porter en la matière. Il y a un travail de fond à mener. Un travail sérieux, transparent, à l’écoute de tous ceux qui veulent la transformation sociale, qu’ils soient en France ou dans d’autres pays.

Tout nous intéresse pour trouver les bonnes réponses. Il nous faut, enfin, un solide esprit de responsabilité. Faire table rase de nos acquis serait une erreur énorme, j’en suis convaincu. Nous sommes le produit d’une histoire. Il faut, je pense, « dépasser » ces acquis. C’est-à-dire intégrer ce qui reste valable, et laisser de côté ce qui ne l’est plus. Nous devons faire, je crois, ce que l’on appelait autrefois une « assimilation critique » de notre passé. Ce qui est vrai pour nous est vrai pour l’ensemble de la gauche européenne. Pour le Parti communiste français, ce qui s’est passé à la dernière élection présidentielle est tout sauf un coup de tonnerre dans un ciel serein. Depuis plusieurs décennies, nous nous battons pour freiner ce recul. Sans stopper cette érosion de notre influence, malgré les efforts considérables que nous avons faits pour nous rénover. Nous avons renouvelé en permanence nos analyses et nos pratiques.

Néanmoins, la désagrégation du pouvoir d’attraction de ce que l’on appelait le « camp socialiste », jusqu’à la crise complète, a eu de sévères répercussions sur notre propre influence. Une approche lucide de tout ce qui s’est passé durant cette période est indispensable. Pour reprendre un concept cher à Gramsci, cela signifie-t-il que l’hégémonie culturelle est désormais du côté du capitalisme ? Le peuple français est-il désormais massivement acquis aux idées du capitalisme ? Je ne le crois absolument pas. En 1995, peu de temps après la chute du mur, un inimaginable mouvement social devenait le théâtre de l’osmose entre les grévistes et la grande majorité du peuple. Il y avait alors une ambiance extraordinaire dans notre pays. Plus récemment, la nouvelle génération s’est engagée dans la formidable bataille contre le CPE, une lutte qui rejoignait nos valeurs, pas celles du capitalisme. On peut aussi citer l’expérience inédite du référendum sur le projet de traité constitutionnel. Ce fut, au-delà de la victoire du « non », une magnifique démonstration de démocratie citoyenne, de cette maturité politique dont on fait preuve des millions de Français. Je ne crois donc absolument pas que nous soyons dos au mur.

Il existe une attente de réponses communistes modernes, même si cette attente coexiste avec un doute sur notre capacité à apporter des réponses pertinentes aux problèmes d’aujourd’hui. Pour travailler cela, il faut, à mon avis, éviter trois écueils. Le premier consisterait à conduire ce débat en vase clos. C’est impossible, car la vie continue. Les gens subissent tous les jours les effets de la politique impitoyable de la droite au pouvoir. Ils subissent aussi quotidiennement les effets de la bataille idéologique menée par la classe dirigeante. Nous devons donc mener ce débat en liaison étroite avec les luttes quotidiennes, aux côtés du mouvement social.

Deuxième écueil à éviter : celui qui consiste à mettre la charrue avant les boeufs en posant, comme je l’entends déjà, la création d’un nouveau parti comme préalable. Rien ne doit être exclu de notre réflexion. Nous devons engager une exploration sans tabous et sans a priori. Mais la priorité, à mes yeux, doit être le débat de fond sur ce qui ne va pas, et ce que nous devons inventer ensemble. Enfin, troisième écueil : évitons à tout prix le risque d’un festival des ego. Laissons ce triste spectacle à d’autres. Pour notre part, nous n’avons besoin ni d’homme ou de femme providentiels, ni de gourous, ni de maîtres à penser. Nous sommes face à un enjeu historique. Tâchons d’en prendre la mesure pour être à la hauteur. J’en suis convaincu : nous en sommes capables. »

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Commentaires de l'article
Europe : quelle gauche de transformation sociale ?
28 novembre 2007 - 18h27

face à un enjeu historique ?

dommage que votre reflexion ne debouche pas sur la proposition d’un SMIG Europeen comme d’un Revenu garanti inconditionnel europeen,

c’est pourtant le minimum pour etre credible !!!



Europe : quelle gauche de transformation sociale ?
28 novembre 2007 - 21h56 - Posté par

Le SMIC européen ? N’y pense pas ,camarade ! Ce serait "saboter l’économie des pays de l’Est entrants et aboutir à la révolution " C’est ce qu’avait répondu,sinon dans la lettre mais du moins dans l’esprit, un zélateur de l’UE, un socialiste dont j’ai oublié le nom, à une telle proposition énoncée par Olivier Besancenot lors d’un débat télévisé il y a quelques mois.

Gilbert de Charente-Maritime





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