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Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?

de : La Louve
lundi 17 mars 2008 - 14h59 - Signaler aux modérateurs
20 commentaires
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de La Louve

Union de partis de gauche et Union de la gauche – Lecture des résultats du PC. Entre Front Populaire, Programme commun et Gauche plurielle : une voie communiste pour le communisme, enfin ?

Les résultats des élections municipales et cantonales de ce "cru" 2008 doivent être analysés avec soin et précision, en gardant cependant à l’esprit que des élections, si elles sont un moment important dans la vie politique et dans la vie d’un parti, hors moment révolutionnaire, ne peuvent toutefois pas être l’alpha et l’oméga d’un parti qui se dirait encore communiste.

Sur ce sujet ("qu’est-ce-qu’un parti communiste" ?) plus que jamais, nous avons un travail de réflexion, sans concession et colossal, à mener. C’est le premier message que nous avons reçu de ces élections.

Nous pouvons certes nous réjouir des défaites infligées à des gens qu’il est très inopportun d’appeler "de droite", et à qui il faut restituer leurs véritables natures : réactionnaires, capitalistes, bourgeois, racistes, méprisants des intérêts populaires et anticommunistes, pour la plupart.

Comment ne pas faire un grand sourire devant la mine déconfite qu’affichait Gilles de Robien à Amiens ? Ou devant la tête « d’oiseau tombé du nid » de M. Bayrou (« pas de Pau », François…) ! Et la morgue ravalée de Fr. De Panafieu ?Comment ne pas goûter le plaisir de les voir perdre certaines grandes villes, certes souvent au profit de capitalistes démocrates chrétiens et réformistes, comme à Toulouse (où se tourne définitivement la page de l’ère Baudis-Douste), à Reims (ville autrefois communiste) ? Comment ne pas respirer de soulagement et de satisfaction de voir M. Briois et le FN défaits à Hénin Beaumont ?

Ce sont de petits plaisirs, certes, mais ce sont des plaisirs qu’il faut savourer.

Pour les communistes de tout poils, ou se réclamant tels, on peut se réjouir aussi, même modestement, même diversement, souvent localement, des bons scores de listes « anticapitalistes », au sein desquelles de nouvelles alliances ont été tentées (alliances avec la LCR ou LO par exemple, que l’on n’aurait pas osé rêver il y a une dizaine d’années…).

La LCR, quoi que nos objectifs et nos cultures soient sans nul doute, différents à certains égards, a, par la voix de ses porte paroles, et notamment , d’Olivier Besancenot, réalisé un bon travail idéologique sur certains points, que nous ne devrions ni mépriser ni négliger, et qui a consisté à réintroduire dans le paysage politique "grand public" des notions et des concepts qui sont aussi les nôtres mais que , faute de tribunes médiatiques, nous ne pouvons plus propager.

Si elle en a récolté les fruits en termes de scores, nous aussi, nous en avons profité, ce qui n’enlève rien à notre travail de terrain par ailleurs.

Pour le PCF, ce ne sont pas nécessairement les "nouvelles alliances" à privilégier systématiquement, mais se sont des "challengers" qui nous réveillent, assurément, et qui peuvent apporter de bonnes choses, si l’on adopte la bonne attitude à l’égard de ces partenaires, qui ne sont, à mon avis, pas moins compatibles avec nous, que le PS.

Et puis on peut apprécier aussi les parfois très bons résultats affichés par le PCF, notamment aux cantonales, et même lorsqu’il n’a pas eu d’élu-e-s, où, souvent ,le PCF a doublé ses voix de 2001 ou de 2004, et a largement explosé les scores obtenus par la candidate « de la gauche populaire » à la présidentielle.

Mais ne négligeons pas le taux record d’abstention cette année. On nous dit, en se fondant sur une logique à mon avis erronée, purement arithmétique, que ces abstentionnistes seraient « de droite ». Je n’en suis pas sûre. Pour nous déterminer avec exactitude, il nous faudrait une étude sociologique valable de cet électorat dormant. Quelles sont leurs « catégories socioprofessionnelles » (leurs classes, dirions nous) ? Quelles sont leurs situations sociales ? Leurs revenus ? Leurs histoires politiques ?

Nous n’en savons rien pour l’instant. Mais mon "petit doigt" me dit que ce sont les milieux populaires et notamment des jeunes, 25/40 ans.

Les cantonales sont à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle – la bonne nouvelle c’est le renforcement du Val de Marne et le gain probable de l’Allier – la mauvaise, la perte de la Seine Saint Denis, au moins pour quelques années (je vous rappelle le renouvellement des cantons par phases).

On peut légitimement se demander si, à 37 voix d’écart, notre devoir de communistes n’aurait pas été de faire passer les intérêts populaires avant toute autre chose, (si nous sommes vraiment les représentants et défenseurs de ces intérêts) et de maintenir nos candidats face aux candidats réformistes ?

On peut se demander se certains chez nous, ne fondent pas leur haussement d’épaules (la perte de la Seine Saint Denis ne serait pas une catastrophe) sur des analyses erronées, qui confondraient lieux de pouvoirs et instruments de politique. Avions nous suffisamment d’instruments de politique à notre disposition pour nous permettre de perdre celui-là, à supposer même que cela soit une perte temporaire ?

Pour le PCF, les municipales sont à double tranchant – « vainqueur » d’un point de vue comptable, avec des élus qui vont sans doute ( nous l’espérons) renforcer les finances du PCF mais au prix de quel effacement politique ?

Il existe de belles victoires (comment ne pas saluer encore S. Jumel à Dieppe, M . Everbecq à Bagnolet – qui a eu fort à faire, comme à La Courneuve, où Gilles Poux a mis dix points dans la vue du socialiste -félon- , C. Peyge à Bobigny par exemple, et tous les militants qui ont participé à ces victoires du PCF ?) mais aussi, de grosses pertes. Grosses, non pas tant pour le PCF que pour les habitants de ces villes – je doute que les habitants de Calais seront mieux servis par le Maire UMP arrivant avec une majorité hétéroclite allant du FN au Modem en passant par du PS dit « dissident ».

Mais Aubervilliers et puis Montreuil, et la perte du département de la Seine Saint Denis, assombrissent ce tableau.

A moyen terme, je doute que les Montreuillois n’auront pas à se repentir d’avoir confié les clefs de leur ville (avec l’aide de la droite) à une sénatrice dont la légèreté et l’inconséquence politique n’ont d‘égales que son accointance avec les puissances capitalistes. De Montreuil la Rouge, on passe donc à une nouvelle couleur, inventée spécialement pour Madame la ministre de l’Erika, le « Vert MacDonald ». Rien n’a empêché la sénatrice d’aller son train de sénateur et de voter avec l’UMP pour la révision de la constitution et pour le Traité de Lisbonne, se tamponnant ainsi allégrement avec notre vote du 29 mai 2005, ce que au moins, on ne pouvait reprocher à JP Brard.

Ce qui s’est passé en Seine Saint Denis est doublement révélateur puisque c’est sur un axe Verts/Ps qu’ont été tissées nos défaites (défaites auxquelles certains « camarades » ont ,soi dit en passant, bien aidé…). Or, il se trouve que, bon mal gré, « l’union de la gauche » et le « désistement républicain » fondaient encore une partie de nos co-gestions et de nos alliances avec le PS (on a même vu M. Hollande et MG Buffet faire estrade commune durant ces campagnes) d’une part, et que d’autre part, les Verts appartiendraient à notre groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale. De quoi s’interroger sérieusement, si certains d’entre nous ne s’étaient pas encore réveillé.

On nous a sorti l’excuse – totalement bidon- que les gens du PS qui s’étaient maintenus face à nous étaient des « dissidents » et avaient, pour la plupart, été exclus (sauf, manifestement, Cl. Bartolone et B. Le Roux, pourtant « grands avaliseurs » des stratégies de division en Seine Saint Denis). Oui-da ! Je le pense bien. Mais pour combien de temps ? Quel temps a-t-il fallu au PS pour réintégrer Mouna Viprey à Montreuil après l’exclusion en 2002 que lui avait valu son dernier maintien aux législatives contre JP Brard ? Quel temps a-t-il fallu pour réintégrer M. G. Frêche après ses propos racistes (d’ailleurs, il n’ avait pas été exclu mais « suspendu » …). Bref, qu’on ne vienne pas nous chanter la sérénade sur les « dissidents exclus », ça va , on connaît le PS et la politique, non ?

« Arrêtez de nos prendre pour des cons », c’est cela qu’on a envie de crier aujourd’hui.

Celles et ceux qui ont choisi de se contenter des larmes de crocodile et du « soutien » affiché si outrageusement à nos candidats, par nos deux gauchistes « made in PS » de service, MM Dray et Mélenchon (qui n’ont fait là que se livrer à un exercice à usage interne du PS pour se mettre sur les rangs de récupérateurs officiels de « l’aile gauche »), en seront bientôt pour leurs frais. Je n’ai toujours pas entendu la seule condamnation qui vaille dans ce type de cas, à savoir celle du Premier Secrétaire du PS...

Se raccrocher aux branches de ce mythe périmé qu’est « la gauche » est donc bien gentil, sympathique, cela permet de déboucher une bonne bouteille (les occasions de se réjouir étant trop rares) mais à notre avis, totalement insuffisant sinon néfaste pour notre avenir.

Je me permets de rappeler que l’avenir des communistes et l’avenir des partis communistes, c’est aussi l’avenir des travailleurs, des exclus, des précaires, c’est l’avenir des français et au-delà. C’est l’avenir d’une force de véritable changement de société, surtout. Y compris pour celles et ceux qui ne savent pas encore qu’ils ont besoin de nous. Y compris celles et ceux qui votent encore contre leurs intérêts de classe. Y compris celles et ceux qui n’ont pas encore « percuté » quelle était la vraie source de tous leurs maux.

« La gauche », voici des mois (sinon des années, pour certains) que nous sommes plusieurs à vous dire, à tenter de vous démontrer, que telle que nous l’entendions auparavant en tout cas, c’est terminé. Fini.

Que ce n’est pas nécessairement parce qu’existe une « droite », qu’existe encore une « gauche ».

Qu’à supposer même que doive encore exister une « gauche », il faudrait savoir précisément à quoi elle doit servir et ce qu’elle représente : Union de la gauche du Front Populaire ? Union de la gauche du programme commun ? Union de la gauche de la gauche plurielle ?

Du fait de la force centripète des éléments capitalistes dans ces unions, et notamment du PS, on constate, indubitablement, que au fil de l’histoire, les unions sont allées du plus programmatique au moins programmatique, du plus « confédéral » au plus « hégémonique », tout cela ensemble.

Qu’à l’époque du Front populaire déjà, les divergences entre SFIO et PC étaient conséquentes –on l’a vu à de nombreuses occasions. Que ces divergences ont ressurgi dans les années 70, quand nous avons mis par erreur le doigt dans un engrenage qui n’était destiné à qu’à amener François Mitterrand au pouvoir, et à « plumer la volaille communiste ».

Si, républicains dans l’âme, responsables (trop, ou plutôt, de manière peut-être inappropriée ou décalée ?), et « nécessairement » minoritaires, les communistes se sont toujours posé la question de leurs alliances, de leurs désistements, ou de leurs maintiens, le cas échéant, avec des socialistes, des démocrates chrétiens ou même, à une époque avec les gaullistes, ils ne se la sont pas toujours posé de la même manière et n’y ont pas toujours répondu de la même manière.

Faire de la défaite du camp de droite, du camp de l’UMP, du FN, une victoire de la gauche, serait, pour les communistes, une grave erreur de sens. Se réjouir d’avoir parfois contribué (parfois un peu trop ?) à ce que des forces moins réactionnaires et plus douces aux populations aient été élues, oui. Se réjouir de nos propres scores, quand les communistes étaient têtes de liste ou se présentaient aux cantonales au second tour, oui.

Se réjouir d’une soi-disant « victoire de la gauche », non .

N. Sarkozy et ses sbires ne s’y trompent pas, qui ont « interprété » leurs résultats à leur sauce ,sans aucune gêne et avec une mauvaise foi redoutable (la mauvaise foi de ceux qui ont le pouvoir et savent que rien, pour l’instant ne les menace), car ils savent que la gauche est défaite, inaudible, inexistante. Et qu’ils peuvent compter sur le PS pour mener leurs fins à bien.

Je pense par ailleurs que N. Sarkozy a, là encore, joué une belle partie de billard à trois bandes en éliminant ses concurrents directs à droite – pas de baron digne de ce nom à Paris, ni à Lyon, un Devdjian, possible dauphin, cramé, qui porte le poids de la défaite de l’UMP (la charge de M. Balkany âme damnée de Sarko, est tout à fait éclairante…) et quelques soutiens promptement « achetés ». Voilà de la belle ouvrage.

Règle d’or de l’apprenti-tyran :Après avoir corrompu tes « opposants » et divisé ceux qui ne voulaient pas se laisser corrompre, ensuite, ne pas oublier de laminer le camp qui t’a porté au pouvoir, pour qu’il ne puisse plus te demander aucun compte quand tu exerceras le pouvoir à ta discrétion.

J’ai du « dormir sur ma colère » pour ne pas noyer dans l’acide le message que j’aimerais faire passer, plus que jamais, ici : indépendance, dignité, lucidité, travail de terrain quotidien,de toutes les manières possibles, réflexion, travail de fond sur un projet de société, renoncement aux « vieilles lunes » qui nous tiennent encore trop souvent lieu de pensée, oui, il y a beaucoup de choses à faire, peut être dans le cadre des Assises du Communisme que certains réclament de plus en plus fort, dans le cadre du prochain congrès aussi (si je ne suis pas très optimiste, pour diverses raisons, il est évident que c’est un combat à mener). Nous en reparlerons sans doute bientôt, ici ou ailleurs.

Mais aujourd’hui où l’on voudrait nous endormir à nouveau par de belles paroles, nous aveugler dans l’adoration d’un veau d’Or et nous étouffer sous les lauriers d’une fausse victoire, aujourd’hui où l’on aimerait, en somme, nous corrompre, aujourd’hui où l’on veut "nous adoucir", nous rendre "présentables", il est clair que, pour tous les communistes, une page se tourne et un pas supplémentaire est franchi dans la prise de conscience et dans la résistance.

Les trompettes de la renommée sont toujours aussi mal embouchées, décidément.

Même si nous n’avons pas encore, à l’évidence, ni la solution ni le projet ni l’analyse exacts, nous ne sommes plus dupes et nous allons être de plus en plus nombreux à relever nos manches et à redresser la tête, et à adopter la radicalisation, dans la réflexion et dans l’action, que réclament le délitement, la dégénérescence de la vie et de la classe politiques actuelles en France.

J’ai confiance en nous, j’ai confiance en ce que nous allons trouver la voie propre du communisme en France. Une voie qui ne saurait aller que vers la révolution, sans sombrer dans les écueils du gauchisme ou du réformisme. Nous n’avons pas à rougir de ce que nous sommes, de ce que nous avons été, de ce que nous serons, même si nous avons fait des erreurs, et que nous en ferons sans doute encore.

Si nous ne faisons pas avant toute chose, l’union des communistes, autour d’un Manifeste du communisme pour le 21ème siècle, la conjonction du double facteur de l’absence de "gauche" et du pouvoir de la "droite" nous emmènera directement dans les bras de la dictature, dont nous apercevons déjà le nez ici et là.

La lutte, dans les têtes, dans les rues, dans les entreprises, partout où nous pouvons mener le combat, avec tout les moyens, contre les forces réactionnaires ET réformistes, la lutte, nous devons la mener d’arrache-pied.

Finis les refus devant l’obstacle et les demi-mesures. Si la gauche doit exister, elle est à réinventer.

En attendant, syndiquez-vous.

Adhérez aux partis, aux organisations communistes. Aidez-nous à les faire vivre.

Rassemblons nous. Rejoignez-nous.

Aux armes camarades !


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Commentaires de l'article
Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
17 mars 2008 - 16h26

Et dire qu’il y a des aigris(es)qui me reprochent d’aimer autant les femmes(et pas seulement le 8 mars).

Merci,ma soeur,pour cet article qui change des analyses à la con que je ne supporte plus.

Si tu le permets,j’en profite pour féliciter NOTRE Cde Jean-Claude PARIS,qui vient d’etre élu,SANS AMBIGUITE,pour la 2°fois avec 64,45% des voix conseiller du département du GARD.

Encore une fois MERCI et ........CONTINUES !

Très fraternellement LE REBOURSIER



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
17 mars 2008 - 17h30 - Posté par A L de TOULOUSE

Je partage l’analyse de La Louve,c’est sûr que la victoire de la gauche n’est pas celle de la vraie gauche, et pour ma part que ce soit pour Dominique Voinet que je considère de droite, il ne faut pas l’aider au contraire la voir pour ce qu’elle est, une anti communiste et donc la combattre durement, de même pour Claude Bartolone qui demande maintenant l’union de la gauche alors qu’il n’a fait que combattre les communistes pour seulement un interêt personnel il faut lui rendre la vie politique impossible parce qu’il est de droite lui aussi il y en à mare de se faire prendre pour des cons !!!Amicalement.
AL DE Toulouse



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
17 mars 2008 - 18h27 - Posté par

Si ce n’est pas grave pour certain communiste cela va l’être d’autant plus pour ceux qui ont voté pour nous avec conviction et désespoir bien souvant.

Alors un peu d’humilité SVP.

Alain 04


Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 10h58 - Posté par LC Toulouse

...C’est sûr que la victoire de la gauche n’est pas celle de la vraie gauche, et pour ma part que ce soit pour Dominique Voinet que je considère de droite.

Puisque la force politique qui a gagné est “une fausse gauche” pourquoi continuer à l’appeler "Gauche" et pourquoi continuer à faire des alliances avec cette fausse gauche sous des étiquettes du genre rassemblement de gauche.
On participe ainsi au "brouillage idéologique et donc à la tromperie politique.
Ainsi le PCF participe à la bipolarisation politique.

Un parti qui se veut anti-capitaliste et qui utilise d’élection en élection les mêmes recettes tacticiennes, il faut dire qu’il manque de cohérence idéologique. Il faut savoir perdre des places dans l’intérêt d’une clarification idéologique. Le véritable combat se situe sur ce terrain là.
Il exige une cohérence et des risques. Les alliances contre nature faites ici ou là par le PCF s’appellent de l’opportunisme et participe aux renoncements.
Découvrir aujourd’hui que Les Verts c’est un mélange de "sociaux-démocrates, centristes et même des réactionnaires" c’est être myope en politique ou alors par paresse intellectuelle et par opportunisme.

Le grand perdant de ces élections c’est la politique et le PCF. C’est le grand absent. On ne peut pas construire sans déconstruire et donc perdre “quelque chose” pour espérer gagner un "autre chose". Les révolutions ne se font pas avec des vieilles recettes qui ont fait la preuve de leur inefficacité, pis encore, et qui mènent au dérisoire. ( depuis 1981, on a assez d’expériences pour tirer les conclusions)

A moins que le but est de continuer à faire semblant pour ne pas tomber dans la déprime collective. A des momens cruciaux où l’humanité vit une période historique grave, il faut avoir le courage d’appeler un chat, un chat. C’est dur, certes, mais moins déprimant que de faire semblant d’élections en élections.
A quand le combat idéologique, politique et social pour remettre à l’ordre du jour la lutte des classes. Cela commence par l’abandon de la lutte des places.
LP


Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
17 mars 2008 - 20h06

La Louve,comme toujours tu mets le doigt là où le PCF se goure,du moins pour sa direction .le renouvellement des cadres du communisme est à l’ordre du jour pour faire place nette à une nouvelle génération non compromise par les "habitudes" de désistement républicain prôné sous la 5ème république par l’obligation de ce scrutin majoritaire à deux tours anti-démocratique .

L’idéal communiste est à l’ordre du jour face à la crise du capitalisme financier qui va "égorger" le tissu social mis en place par les luttes des travailleurs.La gestionnite des municipalités,départements,régions ne règleront aucun problème si ce n’est de marcher un peu plus à pied avec l’essence hors de prix .

Comme tu le dis si bien le rassemblement des communistes de tous bords est à l’ordre du jour contraint et forcé par le poids grandissant des problèmes de pauvreté des gens .Voynet,Bartolone et autres sociaux-traîtres ne méritent que mépris et ignorance, à eux s’applique l’expression célèbre du citoyen du salon de l’agriculture "touche-moi pas ,tu me salis ".

Certains camarades,bien sûr,feront la leçon aux militants sur la grande politique d’unir toutes les forces de gauche dans le combat contre le capitalisme, au delà des personnes.Ce discours ne prend plus car les faits démontrent le contraire,les dirigeants socialistes font le maximum pour limiter l’influence du PCF pour préserver le plus longtemps possible leurs théories sur le social-libèralisme si dévastateur pour les masses populaires.

Les réunions prochaines auront un peu plus le sourire,mais en même temps les militants ancreront notre parti sur une base révolutionnaire car le temps n’est plus à chercher des places d’élus mais plutôt à prendre le contrôle de l’économie par l’autogestion des entreprises par les salariés.Le système capitaliste ne peut se réformer par des mesures bureaucratiques mais par une intervention chirurgicale mortelle pour l’enterrer définitivement .Une autre conception d’aménagement du système est illusoire et sans résutats pour les masse populaires .

Alors ce que tu dis est à l’ordre du jour et la parole communiste avec l’action adéquate grandira dans le tissu social jusqu’à devenir majoritaire .Mais le bourgeois policé dans les fonctions électives cache toujours la mitraillette pour faire peur au peuple et il faudra déjouer toutes les manoeuvres sanglantes qui pourront tâcher le pavé des manifs et des rebellions.Notre imagination et notre vision des difficultés réelles pour vaincre le capital vont être mises à l’épreuve du réel ...L’histoire justifiera ou ne justifiera pas cette réalité ....L’échec de l’URSS bureaucratique à bout de souffle doit être présent à notre esprit pour entraîner une marche conquêrante sans pause révolutionnaire nécessaire pour réussir .

Bernard SARTON,section d’Aubagne



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
17 mars 2008 - 21h25

Pour réagir à cet article, avec lequel je partage quelques uns des consats, je voudrai juste signaler, en tant qu’habitant d’aubervilliers depuis 2 ans, que JAMAIS je n’ai vu un seul des candidats venir à notre rencontre (j’habite aux 4 chemins)
que lorsque je suis allée à la mairie pour acheter des places au service culturel et que j’ai indiqué mon adressé on m’a demandé si celà ne "craignait pas trop !!"
et que l’année dernière l’ancien maire nous a gratifié d’affiches sécuritaires réclamant plus de police et de sécurité....
aubervilliers pour moi c’est la diversité (je sors de chez moi,, je traverse des pays et des continents en 5 minutes) et qu’au quotidien je ne vois vraiment pas commlent sont impliqués les habitants (TOUS LES HABITANTS, meme ceux qui n’ont pas le droit de vote !!
bref, à aubervilliers, pour moi le communisme a perdu son ame...
alors évidement le PS ne fera pas mieux... mais ne demandons pas aux électeurs de se montrer indulgents !!



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 04h02 - Posté par Cop

L’immense chance de Die Linke en Allemagne c’est que la social-démocratie ne veut pas s’allier avec ce parti.

Ce refus d’alliance poussant Die Linke à l’écart d’une série de gamelles de soupe et d’écuelles est un bienfait formidable pour le peuple allemand. Les travailleurs allemands se sentent encouragés au combat et à la résistance, d’un autre côté le gouvernement qui comptait enfoncer un peu + les travailleurs allemands se trouve contraint à faire quelques petites concessions (Salaire minimum pour les postiers, cassant ainsi la concurrence qui était construite sur le dumping social, ...).

Encore plus le SPD se trouve coincé et obligé de ne plus suivre en tout l’ultra-libéralisme....

Malheureux peuple italien qui a vu Refondation Communiste aller au gouvernement soutenir des mesures scandaleuses, baisser la tête pour ne pas avoir Berlu et se retrouve finalement peut-être avec Berlu à la tête du pays...

Les travailleurs italiens ont donc continués d’encaisser des reculs, alors que si RC était restée en dehors des marmites de soupe je crois que les conditions de lutte en Italie auraient singulièrement été améliorées.

Pourquoi parler de cela ?

Parce que pour s’allier, aller aux affaires il convient d’avoir un puissant contre-pied, ne pas accepter des compromis qui visent à obliger à la discipline sur des mesures inadmissibles. et donc de les voter.Au contraire il faut viser à une autre société, n’avoir qu’une seule discipline ; le soutien aux travailleurs .

La gauche ? Même le communisme ! On parle du terme "gauche" dévalué, mais tout est dévalué ! Communisme, socialisme, etc....

Il faut donc aller aux contenus.... J’ai vu de ci de là parler de "communisme municipal", c’est abus de langages ! le communisme ne se dilue pas dans des structures de gestion qui ne sont que caricatures de démocratie. Non pas parce qu’il y a là des communistes mais toutes les municipalités sont ainsi.

Participer à la gestion de morceaux de l’état (ce que sont les municipalités, ...), nécessite de ne pas respecter les canons de la gestion bourgeoise, de servir de points d’appui à une gestion travailleuse et populaire, de ne pas se considerer comme des "chefs" mais comme des militants délégués pour appliquer une politique.

Les municipales se sont faites dans un nuage de confusion. Où l’objectif d’avoir des élus à n’importe quel prix a conduit à bien des mésalliances et surtout à bien des illusions.

Parler de gauche est complexe, comme de communistes, on trouve de tout, à boire et à manger. Il faut revenir aux objectifs de fond :

Renverser le capitalisme, socialiser les moyens de production, étendre la démocratie aux entreprises (autogestion), la centraliser pour qu’elle ait poids essentiel dans l’orientation économique, développer les libertés au dedans et au dehors.

Ca ne signifie pas brailler à tout propos et hors de propos qu’on veut des soviets à Aubervilliers mais c’est l’objectif démocratique.

Les lieux de pouvoir du système là dedans sont très corrupteurs, et ils ne se conçoivent qu’en appui à l’essentiel. Et le fond est là. Quand on en vient à des gestions douteuses, construites sur des petits conducators locaux, quand on en vient à trouver normal d’appeler la police sarkozyste matraquer des africains qui font un campement de protestation on a perdu completement le sens de ce qu’est le communisme et la relation à avoir avec la population.

L’indépendance vis à vis d’un état qui n’est pas neutre est une donnée essentielle des batailles politiques de la gauche.

Les alliances (même avec le diable) ne peuvent se faire que sur nos objectifs et sans aucune discipline obligée ou sur programme. La seule fidélité est celle qu’il y a à avoir vis à vis du peuple, ses intérêts.

Par contre pour ce qui est des alliances plus politiques, de fronts, d’unions, voir de nouveaux partis (c’est à dire mieux que des alliances électorales) il suffit de regarder son cahier de charges pour trouver avec qui aller.

Ce n’est pas très difficile en ce moment .

Cette bataille pour la liberté d’une classe et de la société entière c’est un peu ce que je ressens et ait toujours ressenti dans le mot de "gauche", communisme, etc.

Et pourtant....



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 09h13

On nous dit, en se fondant sur une logique à mon avis erronée, purement arithmétique, que ces abstentionnistes seraient « de droite ». Je n’en suis pas sûre. Pour nous déterminer avec exactitude, il nous faudrait une étude sociologique valable de cet électorat dormant. Quelles sont leurs « catégories socioprofessionnelles » (leurs classes, dirions nous) ? Quelles sont leurs situations sociales ? Leurs revenus ? Leurs histoires politiques ?

Nous n’en savons rien pour l’instant. Mais mon "petit doigt" me dit que ce sont les milieux populaires et notamment des jeunes, 25/40 ans.

tu as raison il sont également de gauche et surtout de gauche.

Mais comme moi !!!! tellement écoeuré justement de toute cette gauche, qui en a que le nom. Que l’ont préfère s’ abstenir, que de continuer a voter pour eux.

jE PENSE QU’ IL FAUT ARRËTER DE SOUTENIR UNE GAUCHE QUI N’EST QU’UNE ILLUSION. Sinon rien de bougeras jamais pour les plus défavorisés ;

Et cela touche aussi les plus anciens et les beaucoups + jeunes Et pas seulement les 24/40 ANS et de tout milieu socioprofessionnelle.

Il y a une catégorie d’individu qui en a raz le bol du cinéma de la gauche, et qui ne veut plus l’ encourager., elle n’y crois plus.

Je ne parle évidemment pas des militants de gauche qui eux sont sincères et qui ce démènes comme de beaux diables, pour des dirigents qui n’ en val pas la peine., pour les 3/4.
Car j’ose espérés qu’ils en restent quelques uns de sincères)

lolita



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 09h58 - Posté par Diogène

LA GAUCHE
Sémentiquement n’est ce pas suffisamment évoquateur ?
Les allemands avec DIE LINkE l’ont semble-t-il compris.
Nous pourrions peut- être nous en inspirer pour commencer à créer ENFIN un front uni.

Diogène



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 11h02 - Posté par jeanmarc

Qui a programmé pour cette fin de semaine des réunions pour arroser le résultat des élections ( bon ou mauvais) à l’ !nitiative des sections ou d’individus isolés ? Peut-être une occasion de recréer des cellules, ces bases de la démocratie.



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 11h55

J’ai pour habitude de tout lire et de respecter, sauf s’il y a trop d’agrssivité ou des mensonges, tous les intervenants et en particulier la Louve, avec laquelle je partage globalement les mêmes analyses.

Toutefois ce qui me manque dans toutes ces lectures, c’est l’absence de perspective politique et d’initiative constructive. C’est un reproche que je me fais également, car je l’avoue, je suis un peu en panne.

Pour autant, dans le cadre de perspective, il y a une idée à laquelle je n’adhère pas, c’est la création d’un parti anti capitaliste. En effet, cette formule ramasse tout, me parâit statique et de confort et n’est pas créatrice d’une autre société. En fait on sait ce que l’on ne veut plus, mais on ne sait pas ce que l’on veut.

Pour l’instant en matière de propositions, il faut admettre que la seule personne qui a développé un projet, c’est M G Buffet lors de la campagne électorale. Mais sont très rares ceux qui l’on écouté, entraînés que nous étions à ferrailler sur des questions stratégiques ambigües où nous ont emmené, justement, les soit disant révolutionnaires anti capitaliste.

Je souhaite donc que nous réorientons notre avenir sur la mise en oeuvre d’initiatives constructives et offensives contre le capital et ses dégats de façon unitaire et massive. C’est à construire !

Jcl de Marseille



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 12h06 - Posté par Michel GROS

Là où le politique ne peut pas faillir à sa noblesse : les élections de proximité, nous venons d’assister aux pires caricatures, aux pires alliances, aux pires mésalliances, aux pires calculs.

L’inconstance des DN des partis, à l’exception exclusive de la LCR, est venue désespérer une fois encore le désir de politique de nos concitoyens.

Cela ne peut plus durer.



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 13h02 - Posté par

Salut Michel

Tu connais ma "bienveillance" (relative certes, mais quand même :)) à l’égard de la LCR - mais pardon, tu ne peux pas dire ce que tu dis !!!

Qui s’est un peu (et je l’ai déploré) "ridiculisé" en allant réclamer des "fusions techniques" a un parti qu’ils avaient (ô combien avec raison !!) "conchié" depuis des mois et des mois ( le PS) sinon la LCR !!! Pour ensuite s’étonner de ne rien avoir ?!!!

La LCR.

Qui n’a pas compris - ou fait semblant de ne pas comprendre -que si tu veux, comme le PC, des élus sur des listes PS il y a des choses à faire et à ne pas faire (et je le regrette vivement car tu sais que je ne suis pas d’accord du tout avec un certain type de stratégie qui implique de "baisser sa culotte") - et oui ....

C’était un peu une déception de mon point de vue. Alors je comprends vos désirs, vos besoins, vos souhaits, mais que l’amour ne vous rende pas aveugles - vous avez passé pour certains en temps relativement long au PS - j’espère que ça sert de leçon - et on peut bien perdre encore un peu de temps pour rester prudents non ?!

très amicalement à toi et ravie de te relire ici ou là

La Louve


Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 16h20 - Posté par Michel GROS

Cette fusion technique doit être prise comme une provocation plutôt que comme une quête.

Du style :

 "Cher P(s), tu serines partout où tu peux que nous ne voulons pas gouverner (comme tu sais si bien le faire ! ) ;-))

 Alors, chiche, aides-nous à te prouver le contraire !"

Et bien évidemment qu’est-ce qu’il dit le P(s) en question : niet !


Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 12h16

Bonjour

Je ne crois pas qu’il soit opportun pour l’instant de tout mise sur l’exemple Die Linke - qui, pour moi , n’a pas encore passé le "baptême du feu" :) c’est à dire la proposition de gouverner et comment et avec qui.

C’est bien gentil de gagner des élections ( en Allemagne c’est important les "élections locales puisque que, comme personne ne l’ignore, c’est une structure de type fédéral...et on sait aussi que ce que l’on peut parfois admettre au niveau local on a plus de mal à le faire passer, compte tenu des rapports de force, au niveau national/fédéral) et c’est un excellent début j’en conviens donc, mais d’une part, compte tenu de où vient l’Allemagne, socialement, après un Agenda 2010 qui a failli laisser le pays sur le flanc socialement , économiquement etc, et vu la "vacuité à gauche" il était quasi- sûr qu’une telle force engrangerait de bons résultats mais attention !!!

Ce n ’est pas tout et c’est quand on commence à "gagner" que les choses se "compliquent" . Regardez l’exemple Italien - RC qui a accepté , - bon gré mal gré car tous les camarades n’étaient pas d’accord, mais disons, majoritairement - de participer au gouvernement Prodi, dans un bon rapport de force ( Bertinotti , "patron" de RC était quand même président de la chambre , ils ont eu des ministères importants etc) à un moment ,est confronté à la réalité de l’exercice d’un pouvoir en coalition. Sur le court terme - bien. Sur le moyen terme - moins bien, et finalement ,explosion de la coalition et sur des sujets de fond, de non respect d’un programme ; total : berlusconi et fini qui arrivent à nouveau à pas de géants, et les forces réformistes de gauche qui veulent fondre RC dans un truc encore pire qu’une coallition : un parti "sinistra arcobaleno" (gauche arc en ciel) sur le modèle de Die Linke.Qu’est ce que cela va donner ? Il va falloir attendre une nouvelle confrontation au pouvoir (nécessairement de "coalition") pour le savoir....

Die Linke : tout n’est pas "rose" ! On dit "on ne gouvernera pas avec le SPD". Enfi, ça c’est ce que dit le courant communiste de die linke car le courant "socialiste" lui, dit déjà t depuis l’origine ,le contraire... Alors attendons de voir comment va se passer cette confrontation

En attendant je vous renvoie d’ores et déjà à ces quelques articles extrêmement intéressants sur " Die Linke en proie aux controverses" dont celui ci de l’Huma de sept 2007 :
http://www.humanite.fr/2007-09-07_I...

un article du monde de février 2008 rapporté ici
http://www.lemonde.fr/politique/art...

ou encore cet article de mars 2008 :
http://www.letemps.ch/template/inte...

enfin, je vous rappelle qu’une camarade est-allemande COMMUNISTE qui défendait une ligne "radicale" de socialisme pour Die Linke s’est fait lourder il ya qques semaines après une bronca plus ou moins organisée et n’a reçu aucun soutien de son nouveau "parti" ni même en faveur de son éventuelle liberté d’expression.

Bref, ça promet d’être joyeux et je vous invite aussi à lire cette bonne nanalyse de "la gauche de gauche" allemande par un institut d’études 100 % de droite, l’IFRI , de très bonnes données, très éclairantes te d’avant die linke.

http://www.ifri.org/files/Cerfa/NdC...

Tout ça pour dire que si le but est "d’enfermer les différentes composantes de gauche " dans un parti à visée principalement électoraliste, comme cela pourrait sembler être le cas avec Die Linke, dans le but, à nouveau de travailler avec les réformistes mais avec une nouvelle "caution de gauche" (servie nécessairement par des cocos) pour "faire croire" au "bon peuple" qu’on ne retrouvera pas les mêmes pbs, ce sera sans moi.

J’ajouterai que j’ai bcp de mal à croire que des gens qui sont infoutus de se mobiliser ensemble dans des luttes ponctuelles ( élections manifestations projets de loi etc...) alors que notre pays va si mal, j’ai du mal à croire donc que sous l’effet "miraculeux" de la création d’un "nouveau parti" - appelez le comme vous voulez - tout baigne dans l’huile et que ce que nous étions pas capables de faire "avant" on peut désormais le faire "après"....Vraiment, ça ça me laisse perplexe...

Pour moi ce type de "véhicules" ce sont des machines à broyer du coco- et donc c’est pour cela que j’ai bien précisé que je parle du rassemblement des communistes, et pas nécessairement dans un "nouveau" parti, je maintiens qu’il ne faut pas s’emballer et faire D’aBORD le travail idéologique et de rapprochement à minima entre commmunistes et sympathisants sur des points très concrets, dans des sortes de "fronts populaires" et ENSUITE on verra. toute autre solution hâtive à plutôt tendance à m’angoisser.

Salutations fraternelles
La Louve



Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 14h07 - Posté par Cop

Je ne crois pas qu’il soit opportun pour l’instant de tout mise sur l’exemple Die Linke - qui, pour moi , n’a pas encore passé le "baptême du feu" :) c’est à dire la proposition de gouverner et comment et avec qui..../...

Cela a été la chance de Die Linke que de ne pas aller gérer (bien qu’à certains endroits ils l’aient fait).

Mes propos étaient bien sur ironiques et c’est malheureusement grâce au choix du SPD de ne pas s’allier avec Die Linke que ce dernier parti sert à quelque chose en Allemagne.

A l’inverse, Refondation Communiste a malheureusement été à une alliance politique scandaleuse et piégée par une discipline de majorité.... Un classique quoi...

En fait ce qui m’inquiète c’est l’incapacité à comprendre que ce qui est important c’est une ligne de construction indépendante. Ce sont les faits et les partenaires qui ont décidé, à la place de ces deux partis, la ligne politique.

La phase que l’on connait depuis une dizaine d’années nécessite une période dure d’indépendance sourcilleuse. Quitte à perdre des élus et des postes, élus et postes qui dans le contexte actuel coutent beaucoup plus cher globalement que les bénéfices attendus (voir le résultat concret : recul des travailleurs, défaites, écroulement du parti, ....).

L’ironie des choses fait que ce sont les adversaires qui ont choisi que Die Linke reste un encouragement, par sa seule existence indépendante du pouvoir bourgeois, aux luttes des travailleurs (le prolétariat allemand renait) et qu’à contrario Refondation Communiste qui dans l’opposition à la droite était un appui pour les mouvements sociaux est devenu un flanc garde de la gestion ultra-libérale de prodi, faisant reculer des travailleurs italiens et un mouvement communiste renaissant.

Ca me fait penser aux trotskystes brésiliens qui ont été dans le gouvernement Lula, avec d’autres forces de gauche, faisant reculer rapidement la capacité des travailleurs brésiliens à se mobiliser et obtenir des conquêtes.

Je pense donc pis que pendre (non j’exagère) de ceux qui sont les plus influents dans RC et Die Linke. Ils ne tiennent pas la route, ils ne tiendront pas la route. ce qui domine demeure un électoralisme étroit et la course éperdue aux postes.

En France, que le PS ait dans certains endroits repoussé le PC (et la LCR méthodiquement) me semble une bonne affaire car ils en auraient tirer des compromissions et un affaiblissement supérieur des forces communistes.

Ils nous restent, quand même, à mener la chasse en nous aux bureaucraties d’appareil, à nos petits MODEMS qui cheminent en nous, à nos petits apparatchiks qui ne rêvent tant qu’à revenir au passé : diriger et gérer. Faire la chasse à l’opportunisme d’appareil

Il y a un mouvement des travailleurs à reconstruire avec ses associations, ses syndicats, ses comités, ses partis, INDEPENDANT des écuelles électorales !

Une tempête s’annonce, depuis des semaines le gouvernement travaille à de nouvelles attaques massives, que faire des élus là dedans si ils ne sont pas tournés comme points d’appui et expressions des volontés de résistance ?

Il faut préparer la résistance et la contre-offensive et, comme dirait le facteur, on sait bien sur qui on peut compter pour aider, participer à l’organisation des ripostes, servir de points d’appui des mouvements, pas sur le MODEM et pas sur le PS .

Et les alliances politiques ne doivent pas se faire par rapport à un point d’eau électoraliste mais sur le terrain social et politique qui peut mettre en mouvement la classe qui est essentielle pour les communistes. et là il n’y a pas de Royal, de Hollande, de Delanoé, ....

Ils ne participeront en rien à la bataille et la mobilisation.

La bataille sociale, pour des communistes du moins, n’est pas qu’une bataille syndicale (des années de social-démocratisme et d’électoralisme ont amené à cette séparation des tâches bien peu marxiste). La bataille sociale est au cœur stratégique du communisme car elle met au centre la classe qui est le sujet de notre volonté de changement révolutionnaire.


Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
18 mars 2008 - 17h38 - Posté par

Bon et bien mon cher Copas, en effet je n’avais pas bien pigé l’ironie ( mais j’avoue que le propos m’étonnait venant de toi), et je te remercie de cette démonstration et je partage tout à fait (mais alors à 100% comme disent les enfants :)) ton propos.
Merci donc, et au plaisir de te relire !
Salut fraternel,
La Louve


Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
20 mars 2008 - 18h44 - Posté par

LA CONFUSION CONTINUE A DOMINER

Ces élections municipales comme on pouvait le prévoir n’ont en rien apporté la clarté politique,bien au contraire...

Dans mon département (Maine et Loire) trois "constructions politiques " différentes et ...trois échecs.

Dans une commune une liste d’union PS et PC et citoyens construite depuis de longs mois et débats avec la population pour construction du programme..Un vrai travail politique de masse sur la durée. Résultat : échec face à la liste de droite.

Dans une autre commune (ex municipalité communiste la seule du département), le PC tente localement une alliance avec le PS qui détient la municipalité . Les élus communistes sortants minoritaires vont jusqu’à voter le budget municipal. Refus su PS et constitution d’une liste PC ouverte. Résultat : échec le PC perd 6 points par rapport à 2001.

A Angers,municipalité sortante PS plus centristes.Proposition d’une liste d’union de la gauche,refus du PS. Constitution d’une liste PC+LO+ 3ème composante ,tête de liste PCF(1/3 des candidats militants syndicalistes et associatifs). La LCR après plusieurs réunions communes refuse de participer à cette liste. La liste LO PC "Angers à gauche" mène une campagne dynamique. Résultat : échec avec moins de 3% de voix alors que lac LCR ayant constitué sa liste et mené une piètre campagne obtient près de 5%.

Trois constructions différentes dans la même agglomération et trois échecs....

Celà signifie en clair qu’il n’y a aujourd’hui aucune chance de succès politique tout simplement parce qu’il n’y a pas de projet politique clairement identifié.

Un élément commun aux trois cas : une très forte abstention dans les quartiers populaires.

Le risque principal serait qu’au sein du PC on se contente des résultats de ces élections pour éluder les questions de fond qui n’ont pas été tranchées...

Pour moi (membre du PC depuis...1964) et ancien militant syndicaliste, il n’y a pas d’autre issue que la création d’un nouveau parti de gauche radical de transformation sociale ayant vocation à devenir politiquement incontournable et donc à accèder au gouvernement.

Ce parti qui répondrait à une attente forte ne peut se concevoir comme un cartel d’anciennes organisations politiques existantes et encore moins autour d’une organisation existante comme tente de le faire la LCR. Le courant de pensée communiste y aurait toute sa place comme d’autres courants.

Prendre une telle décision demande du courage et de l’audace mais n’est-ce pas l’apanage des révolutionnaires ?

Celles et ceux qui considèrent que "liquider le PC c’est abandonner la visée communiste" confondent l’outil politique et le projet. Quand un outil est devenu obsolète,on le change surtout lorsqu’il est devenu un frein voire un obstacle au progrès des idées communistes.

Mais le débat ne fait que commencer...le Congrès est pour la fin de l’année.

JL GREGOIRE (encore et toujours sans "pseudo"...)


Lecture des résultats du PCF : quel communisme ? Quelle gauche ? Quelle union ?
21 mars 2008 - 18h45 - Posté par Adeline

Juste ce commentaire à ta proposition de rejoindre une organisation communiste, j’ai rempli il y a plus de 15 jours le support d’ahdésion pour rejoindre le PCF et je n’ai toujours pas reçu de réponse...
Qu’en penses-tu ?

Adeline







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