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de Sidi Boussetta secretaire adjoint UL CGT Blois
NDLR : Le secrétaire Romain Altmann veux imposer l’exclusion de deux camarades (Sidi Boussetta secrétaire adjoint UL CGT Blois et Roberto Ferrario fondateur du site bellaciao.org) du syndicat Info’Com CGT en vertu du débat démocratique…. Pfffffffff Semble que bien d’autres vont suivre le chemin du Goulag en Sibérie…. Voilà la réponse d’un des de deux camarades, premier de la liste noire… Les cons ça osent tout...voici ce que j’ai trouvé dans (...)
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"Les anarchistes et l’expérience de la révolution russe", par Victor SERGE - extraits

de : via LL
vendredi 6 mars 2009 - 15h32 - Signaler aux modérateurs
9 commentaires

Préface

L’étude - par trop sommaire et schématique - qu’on va lire a été rapidement jetée sur le papier en 1920, après de longues et vives discussions avec les militants venus en Russie à l’occasion du deuxième Congrès de l’Internationale communiste, et notamment avec les camarades Lepetit, Vergeat, Pestana, Armando Borghi.

Il me semble bien que tous ces camarades s’accordèrent à peu près avec moi sur l’ensemble des idées exprimées dans ces pages.

Depuis, d’autres libertaires français et espagnols, moins connus, venus en Russie rouge, ont eu l’occasion de me donner leur approbation. Si bien que cela me paraît aujourd’hui un fait général : les anarchistes étrangers qui viennent en Russie, et surtout ceux qui participent au mouvement ouvrier de leur pays d’origine, souscrivent tout de suite au principe de la dictature révolutionnaire et acceptent ses conséquences.

Pour ce qui est des anarchistes russes, plusieurs militants connus y ont à ma connaissance nettement souscrit : ce sont notamment les camarades Grossman-Rotschin du « Goloss Trouda » [La Voix du Travail], syndicaliste anarchiste ; Gordin, anarchiste universaliste ; Perkus, anarchiste russe rapatrié d’Amérique.

Point n’est évidemment besoin de mentionner ici ceux qui ont adhéré au Parti communiste russe.

Depuis que ces pages ont été écrites, l’immense expérience de la première révolution sociale des temps modernes a continué de se développer avec une logique inflexible.

Nous voyons aujourd’hui, chose tragique, une révolution sociale, contenue - par suite de l’inertie des peuples de l’Europe en présence d’une réaction intelligente et bien armée - dans des frontières nationales où elle étouffe et réduite à temporiser avec l’ennemi extérieur et intérieur.

Nous avons vu se commettre bien des fautes, se révéler des erreurs, s’attester des vérités précieuses au point de vue libertaire.

Il me semble que de cette nouvelle expérience d’un an la pensée libertaire sort à nouveau fortifiée - à la condition que la révision des idées traditionnelles faite, l’on veuille bien se placer au point de vue du réalisme historique - tenir compte des besoins des masses et des grands facteurs de la vie économique et psychologique internationale, dont le cours dépend des événements bien plus que de nos aspirations et de nos rêves.

Car telle est, en définitive, la réforme de l’anarchisme que je me permets de préconiser : au lieu d’être une doctrine subjective, trop absolue et d’ailleurs largement utopique, qu’il soit ramené - sans rien perdre pour cela (bien au contraire !) de sa valeur éthique et philosophique pour l’individu comme pour le mouvement social à la réalité de la lutte des classes, à ses nécessités pratiques. Qu’il cesse d’être le privilège de minuscules groupements sectaires pour ajouter à l’ampleur et à la richesse du vaste mouvement ouvrier appelé à réaliser la transformation sociale en passant par l’étape nécessaire du communisme.

Après un an d’expérience nouvelle, il faudrait ajouter bien des choses à ce trop court et trop sommaire travail.

Je l’adresse pourtant - faute de le pouvoir compléter - tel quel aux camarades : car dans ses lignes il me semble être aujourd’hui plus vrai, plus exact encore que l’an dernier, car il est d’autant plus actuel que, dans plusieurs pays. nombre de militants anarchistes croient devoir adopter à l’égard de la dictature prolétarienne de Russie une attitude nettement hostile qui révèle le plus souvent une inexpérience et un traditionalisme gros de dangers.

Les vérités élémentaires ici résumées sont donc bonnes à répéter : il s’agit de faire naître le nouvel anarchisme qui dans les prochaines luttes révolutionnaires, au lieu de compliquer les situations et d’aggraver les convulsions intérieures de la révolution contribuera à élever, à ennoblir, à éclairer l’esprit du communisme de demain.

Il s’agit d’éviter au mouvement libertaire de l’étranger le désastre de l’anarchisme russe, totalement dépassé par les événements, à la hauteur desquels il n’a pas su se hausser, malgré les belles forces dont il disposait.

Il s’agit enfin de demander à tous les anarchistes de bien vouloir discu­ter avec calme, sans parti pris, sans dogmatisme, l’expérience de la Révo­lution russe.

Et de ne pas reprendre à leur compte les malveillantes « critiques » (si l’on peut dire ! ) que la presse bourgeoise des deux mondes n’a pas cessé d’adresser aux fauteurs de la première révolution sociale.

Et de ne pas oublier que la défaite d’une Révolution, pour le salut de laquelle des hommes (qui ne sont assurément, comme tous les hommes, ni exempts d’erreurs ni exempts de reproches) ont fait tout ce qu’il était humainement possible de tenter serait pour l’humanité entière un effroyable désastre dont la responsabilité retomberait dans une large mesure sur les révolutionnaires qui, par leur sectarisme étroit, auraient contribué à diviser et démoraliser aux heures les plus graves les élites ouvrières.

V. S.

Petrograd, 5 juin 1921.

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Commentaires de l'article
"Les anarchistes et l’expérience de la révolution russe", par Victor SERGE - extraits
6 mars 2009 - 15h37

Et encore ceci, même endroit, très intéressant je trouve...

"3. Une définition du bolchevisme

Telle qu’elle est, la révolution sociale en Russie - et partout ailleurs où elle a commencé - est en grande partie l’œuvre du bolchevisme.

Comme toutes les conclusions historiques, celle-ci comporte quelque injustice.

On semble, en la formulant, méconnaître les immenses, les magnifiques efforts de tous ceux qui, avant l’heure du bolchevisme, ont fait la révolution : propagandistes et terroristes socialiste-révolutionnaires dont la vaillance se prodigua ; anarchistes, mencheviks, que n’arrêta aucune persécution.

Il faudra plus tard, en refaisant l’histoire de ces époques troublées, rendre justice à tous.

En attendant, la vie ne récompense que ceux qui ont vaincu. Survivre et vaincre, c’est le grand mérite.

Or, tous les autres ont défailli ou se sont trompés au dernier moment ; les bolcheviks, eux, ont osé. Tout est là.

On sait que le terme russe bolchevik veut simplement dire « majoritai­re ». Les bolcheviks étaient, au sein du parti social-démocrate marxiste, qui comprenait Plekhanov et Martov, les majoritaires, partisans de l’in­transigeance révolutionnaire.

Jusqu’à la Révolution russe, ils demeurè­rent dans une obscurité relative. C’est après la chute du tsarisme qu’ils apparurent et que leurs mots d’ordre enthousiasmèrent les masses.

A la vérité, ce mouvement était nouveau, bien qu’il ait eu depuis de longues années ses pionniers opiniâtres.

C’était le résultat de l’évolution à gauche du socialisme.

Elle s’était accusée à Zimmerwald et à Kienthal. Avili et trahi par l’opportunisme, le parlementarisme, le modérantisme, le socialisme, traduisant les aspirations conscientes d’une élite de mili­tants et - vagues encore - des masses, devenait insurrectionnel, agis­sant, impatient, impérieux ; et il se mettait à parler comme seuls avaient parlé jusqu’alors les anarchistes.

Car il n’est pas mauvais de le rappeler. Jusqu’à la révolution d’Octobre et quelque temps après, seuls les anarchistes s’appelaient communistes et s’affirmaient nettement anti-étatistes.

Jamais les propagandistes officiels du socialisme ne rappelaient les passages de Marx et d’Engels qui ont trait a la nocivité et à la disparition de l’État.

Lénine, Zinoviev, Boukharine, en proclamant incompatibles les idées de communisme et d’État, ont renoué la tradition révolutionnaire du socialisme que, seules, avant l’éclatant succès de leur propagande, continuaient les diverses tendances anarchis­tes.

Seuls avant le bolchevisme, les anarchistes étaient anti-démocrates et anti-patriotes.

Seuls, ils préconisaient la révolution, c’est-à-dire l’expro­priation immédiate de la classe possédante (voir La Conquête du pain, de Kropotkine).

Seuls, ils acceptaient hautement le recours aux méthodes de violence et le principe du terrorisme, et ce n’est pas sans raison que de février à octobre 1917, dans l’intervalle des deux révolutions, bolcheviks et anarchistes russes collaborèrent fraternellement. Pendant les journées décisives de juillet et d’octobre l’initiative de l’action leur appartint également.

Pour la première fois, lors de la révolution d’Octobre, l’accord se réalisa entre l’acte et la parole.

On fit ce dont on avait tant parlé.

L’accord entre la pensée et l’action fit la force initiale du bolchevisme que l’on peut, sans entrer dans des considérations de doctrine, définir comme un mouvement à gauche du socialisme - qui le rapprocha de l’anarchisme - inspiré par la volonté de réaliser immédiatement la révolution. Volonté de révolution : l’essentiel du bolchevisme se résume dans ces trois mots." (...)

http://www.marxists.org/francais/se...



mouais...
6 mars 2009 - 16h11 - Posté par

sinon, histoire d’alimenter un peu le débat, un autre texte sur les bienfaits du bolchévisme :

http://www.nestormakhno.info/french...

Peuples en luttes, débarrassez-vous des bureaucratie pseudo-révolutionnaires !

Bureaucraties pseudo-révolutionnaire, révoltez-vous, dissolvez-vous et rejoignez les peuples en lutte contre toute domination, contre toute autorité, tout le pouvoir au peuple, sans intermédiaires ni représentants !

Le capitalisme d’État, ou communisme autoritaire, on en reprendra pas une louche, merci ;o) !

Il existe par ailleurs de nombreux textes passionnants sur la liquidation des anarchistes russes par la tcheka, créée tout comme le soviet suprême après le coup d’octobre, sur les ruines de l’Okhrana...

si cet article vise à entamer un "rapprochement" avec les anars, c’est plutôt mal engagé...


mouais...
6 mars 2009 - 16h28 - Posté par

c’est plutôt mal engagé...

C’est mal engagé parce que tu refuses manifestement l’engager correctement peut être non ? ;-)

Encore une fois attention à ne pas faire dire ce qui n’est pas écrit ( surtout par Serge - si tu en fais un défenseur du stalinisme là je m’écroule de rire).

Écoute , moi non plus le "communisme autoritaire" et le capitalisme d’État c’est pas mon truc et c’est certainement pas mon objectif.

Force est de constater que si tu vas chercher dans l’histoire des raisons de haïr les néo-bolchéviques, les communistes, les marxistes, etc en tant qu’anarchiste,, tu vas en trouver plein, et de bonnes.

Cela étant dit, je crois qu’on est face à une nécessité urgente, celle d’unir les forces révolutionnaires socialistes et anarchistes. A ce que les anarchistes réapprennent à investir les débats socialistes avec des critiques argumentées et construites dans une perspective révolutionnaire, commune, je pense. Et à ce que les socialistes réapprennent à écouter les anarchistes (les vrais).

On a tous le choix - se faire tous défoncer séparément par les forces capitalistes ou les niquer ensemble.

Personnellement j’ai choisi et comme je n’ai jamais pu concevoir le socialisme révolutionnaire, ni le communisme sans anarchisme ben c’est pas grave si tu veux pas qu’on discute ensemble sérieusement je trouverais bien d’autres anar pour discuter...

Le propos de V . Serge, sa réflexion sur le rapport bolchévisme/anarchisme y compris dans sa dimension historique de 1917 me semble extrêmement intéressante - on connaît les erreurs et les fautes des bolchéviques , mais surtout il faut le reconnaître, de ceux qui prétendirent leur succéder, on parle rarement de ce en quoi ils furent utiles et nécessaire ( au même titre que Makhno justement et par exemple) à l’accomplissement de la révolution. Malheureusement je trouve que le mouvement anarchiste moderne est toujours "coincé" dans sa position de contemplateurs de ses propres victimes (nombreuses réelles et inexcusables, sans doute là n’est pas le débat) et ne fait pas souvent son auto critique d’un point de vue de méthode ,d’analyse et de l’action et c’est dommage car vous nous privez d’échanges à mon avis absolument nécessaires et profitables . Pour la classe ouvrière et la révolution, et au delà pour la construction d’une société communiste.


mouais...
6 mars 2009 - 18h01 - Posté par

Écoute , moi non plus le "communisme autoritaire" et le capitalisme d’État c’est pas mon truc et c’est certainement pas mon objectif.

tant mieux !

Force est de constater que si tu vas chercher dans l’histoire des raisons de haïr les néo-bolchéviques, les communistes, les marxistes, etc en tant qu’anarchiste,, tu vas en trouver plein, et de bonnes.

je n’ai, pour l’heure, pas de haine contre tous ceux que tu cite, mais il existe incontestablement un fossé dans les mémoires, telles que les idéologies les ont forgées, de la "révolution" russe. Ce qui est en cause, c’est plutôt l’absence d’un regard critique sur l’histoire, par et pour les héritiers de ces courants (comme pour tous les "héritiers" d’idéologies d’ailleurs). De comprendre comment certains discours, certains choix idéologiques alimentent les plus infâmes pratiques. Comment ces pratiques se trouvent justifiées par l’idéologie. Comment cette idéologie traverse les générations, même dans ses implications les plus funestes...

Cela étant dit, je crois qu’on est face à une nécessité urgente, celle d’unir les forces révolutionnaires socialistes et anarchistes. A ce que les anarchistes réapprennent à investir les débats socialistes avec des critiques argumentées et construites dans une perspective révolutionnaire, commune, je pense. Et à ce que les socialistes réapprennent à écouter les anarchistes (les vrais).

Je ne savais pas qu’il existait des "forces révolutionnaires socialistes", peut-être à cause de l’évolution historique de ce mot ; je ne sais pas ce qu’est un "vrai" anarchiste pour toi, mon point de vue reste bien sûr subjectif et je ne prétend absolument pas représenter "l’anarchisme", encore moins "l’anarchisme vrai". Je ne pense pas que les anarchistes souhaitent "investir les débats socialistes ", ils n’ont pas besoin des "débats socialistes" pour faire entendre leur voix, ce qui n’empêche pas de discuter. Puis les anarchistes ne veulent pas prendre le pouvoir, peut-être plutôt reprendre le contrôle de leurs existences, individuellement et collectivement, par association libre, et en fédérant les affinités, pas dans un cadre "national" ; la nation française n’est qu’une fiction créée à Valmy sur les décombres du royaume de france et de la société féodale qui l’a construit sur le sang et l’asservissement des autochtones. Je n’ai pas choisi d’être français et de subir les lois de l’état français, comme mon ami n’a pas choisi de naître "malien". Le "contrat social" est nul et non avenu, à aucun moment de mon existence pour l’heure l’auto-détermination ne m’a été accordée... Je ne veux imposer mes idées à personne, mais qu’on nous laisse vivre en paix selon les nôtres. salariat, patrie, état, nation : associations forcées arbitraires, à abolir.

On a tous le choix - se faire tous défoncer séparément par les forces capitalistes ou les niquer ensemble.

les forces capitalistes se retrouvent aussi dans les bureaucraties syndicales et partidaires qui aujourd’hui nous font le coup du 24h le 19 mars et qui escomptent essentiellement un profit électoral du mouvement actuel. Comment se fait-il que le Sgen (Cfdt confédération jaune multi-récidiviste) qui ne représente que lui-même, se presse aujourd’hui à la table des négociations avec pécresse et ose parler "d’avancées", et se permet de s’asseoir ainsi sur ce que porte le mouvement social, à travers les assemblées générales et les coordinations, et les groupes autonomes en luttes ? Comment se fait-il qu’au nom de l’unité avec la même CFDT, d’autres centrales syndicales aient accepté le principe d’une "journée d’(in)action" le 19 mars, soit plus d’1 mois 1/2 après le 29 janvier ? Pour construire une unité d’action, il nous faut des bases communes claires.

Personnellement j’ai choisi et comme je n’ai jamais pu concevoir le socialisme révolutionnaire, ni le communisme sans anarchisme ben c’est pas grave si tu veux pas qu’on discute ensemble sérieusement je trouverais bien d’autres anar pour discuter...

Je veux bien qu’on discute ensemble, d’ailleurs ça se fait tous les jours, sans médiation, là où s’organise la lutte ;o) ! Si tu veux, voici autre texte qui peut mettre un terme à une certaine opposition absurde et stérile entre "libérté" et "égalité", entre autre, et dessiner les voies d’une émancipation réciproque : http://infokiosques.net/spip.php?ar...

Le propos de V . Serge, sa réflexion sur le rapport bolchévisme/anarchisme y compris dans sa dimension historique de 1917 me semble extrêmement intéressante - on connaît les erreurs et les fautes des bolchéviques , mais surtout il faut le reconnaître, de ceux qui prétendirent leur succéder, on parle rarement de ce en quoi ils furent utiles et nécessaire ( au même titre que Makhno justement et par exemple) à l’accomplissement de la révolution. Malheureusement je trouve que le mouvement anarchiste moderne est toujours "coincé" dans sa position de contemplateurs de ses propres victimes (nombreuses réelles et inexcusables, sans doute là n’est pas le débat) et ne fait pas souvent son auto critique d’un point de vue de méthode ,d’analyse et de l’action et c’est dommage car vous nous privez d’échanges à mon avis absolument nécessaires et profitables . Pour la classe ouvrière et la révolution, et au delà pour la construction d’une société communiste.

Faire une sorte de "mea culpa" sur "les erreurs et les fautes des bolchéviques" n’a à mon sens aucun intérêt, si cela ne s’accompagne pas d’une analyse critique de ce qui dans la théorie comme dans la pratique a pu générer ces "erreurs", et mener toute une partie des habitants de la planète aussi loin de leur épanouissment et de leur émancipation. Et pourtant, ce n’est pas faute pour le bolchévisme d’avoir trouvé parmi les peuples des partisans sincères. mais quand tu énonce que les bolcheviks furent "utiles et nécessaire à l’accomplissement de la révolution, je crois moi qu’ils furent les initiateurs de sa liquidation. En cela la révolution russe n’a pas dépassé la révolution bourgeoise de 1789, que bien des bolcheviks ont pris pour modèle. Robespierre, avant d’être liquidé, a liquidé les enragés !
Il y a dans le bolchévisme une dimension "pragmatiste", utilitariste, à la recherche d’efficace, qui réifie l’être humain, et le vivant en général. On ne combat pas l’exploitation avec des moyens aliénés. Les fins se lisent moins dans les manifestes que dans les moyens employés pour les réaliser. Sinon, Va pour la réalisation d’une société sans classe, c’est-à-dire aussi sans bureaucratie révolutionnaire !


mouais...
7 mars 2009 - 11h10 - Posté par

"Cela étant dit, je crois qu’on est face à une nécessité urgente, celle d’unir les forces révolutionnaires socialistes et anarchistes. A ce que les anarchistes réapprennent à investir les débats socialistes avec des critiques argumentées et construites dans une perspective révolutionnaire, commune, je pense. Et à ce que les socialistes réapprennent à écouter les anarchistes (les vrais)."

bien d’accord !


"Les anarchistes et l’expérience de la révolution russe", par Victor SERGE - extraits
6 mars 2009 - 18h44

merci pour ces extraits essentiels,et ravi que tu les mettes en ligne ,L L ,
héhéhéhé mais je ne suis pas surpris.
merci egalement pour le texte sur Louise Michel que j ai devoré.
en complement et pour parfaire celui de voline je ne saurais que te recommander ,"Nestor Makhno ,le cosaque libertaire ,1888 1934 d Alexandre Skirda ,ouvrage indispensable .et mon livre de chevet ,que je me ferai un plaisir de te preter si tu ne l as pas lu. a visiter le site Nestor Makhno ’s archives,tres complet.
a tres bientot soeurette.

Makhno



"Les anarchistes et l’expérience de la révolution russe", par Victor SERGE - extraits
6 mars 2009 - 19h00 - Posté par

merci d’avoir cité ici Voline, SKIRDA et de LOUISE MICHEL, à la tienne compagnon ! Vive la Kanaky libérée de Rocard et de l’État français ! Vive Louise ! "la fRAnCE ne peut pas accueillir toute la misère du monde" disait cette enflure ! Ce qui n’empêche pas de la piller, encore et toujours ! Bolloré, Bouygues, Areva, Total-Fina-Elf... hors d’Afrique ! Armée française, instructeurs, bérets rouges de la françafrique, légion française, école de guerre de paris, mercenaires FN-DGSE-ex-OAS : hors d’Afrique !


"Les anarchistes et l’expérience de la révolution russe", par Victor SERGE - extraits
7 mars 2009 - 11h11

Michel BAKOUNINE révolutionnaire russe, est le véritable fondateur du mouvement anarchiste international,il était l’ incarnation même de l’esprit de révolte.

"Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres..."disait-il. Il est le pêre de l’autogestion, en ces temps difficiles sa revanche n’est pas loin.



"Les anarchistes et l’expérience de la révolution russe", par Victor SERGE - extraits
16 avril 2013 - 17h47 - Posté par Bakatesta

Parler d’erreurs, de fautes des bolchevik quand il s’est agi de crimes contre le peuple debout, contre la révolution (et pas qu’en 17 !), ça me coincerait presque la chique de nausée...
Liquidation des premiers soviets (les vrais, les populaires, pas ceux aux ordres, déjà noyautés) par Trotski, bras armé de Lénine, reprise de la forteresse de Kronstadt et massacre des anars qui avait combattu contre les troupes du tsar pour la leur prendre, liquidation des anars cosaques et ukrainiens qui étaient parvenus à organiser une armée et constituaient, à l’égal des Enragés de la Révolution, une menace à l’autoritarisme latent des marxistes...
Et encore, je ne m’étend pas sur la Révolution espagnole de 36 où s’illustra le maître Staline qui liquida la FAI et le POUM conjointement, ce serait trop long.

Michel BAKOUNINE révolutionnaire russe, est le véritable fondateur du mouvement anarchiste international

International, oui, mais P.J.Proudhon l’avait précédé avec son mutuellisme et sa Banque du Peuple.
Marx usera de subterfuges (euphémisme pour évoquer des manipulations et tricheries) contre Bakounine lors de la Première Internationale pour s’en arroger toutes les prérogatives. Le vers était déjà dans le fruit... pas étonnant qu’il ait pourri.

Une autre citation de Bakounine : "La liberté des autres étend la mienne à l’infini."

Les Québecois ont pour devise : "Je n’oublie pas !" ; moi non plus !






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